Catégorie: économie
Taxe carbone, l'arnaque étatique sous couvert d'écologie
Comment ne pas voir que la nouvelle taxe proposée par M. Rocard n'est qu'une grande farce ne servant qu'a essayer de renflouer les caisses de l'état.
M. Rocard père de la CSG nous refait le coup de la taxe, ce que le gouvernement s'empresse de valider. Le gouvernement dit qu'en contre partie il va rembourser une partie de cette taxe aux ménages les moins aisés. Il va donc déshabiller Paul pour habiller Pierre.
Cette taxe n'a aucune valeur écologique surtout au niveau d'un seul pays. Son existence pour taxer nos véhicules ne se justifie en rien.
Le consommateur n'a pas choisi d'acheter des voitures qui polluent. Mais il va quand même en payer la note...
Propositions pour la taxe carbone :
Pour ma part, la taxe carbone pour qu'elle ait un impact écologique positif il faut qu'elle taxe le transport des marchandises selon la distance parcourue afin de privilégier les transports locaux.
Pour une distance de :
0 à 100 km => pas de taxe
100 à 500 km => 5%
500 à 1000 km => 15%
1000 à 5000 km => 50%
>5000 km => 100%
En utilisant un tel système cela se traduira pour le consommateur par une augmentation des prix des produits manufacturés car tout vient de Chine et autres pays asiatiques. Mais cela pourra aussi permettre à l'industrie locale de tirer son épingle du jeu car non impacté par cette taxe carbone. Et donc il pourrait y avoir des relocalisations et donc création d'emplois...
Mais pour le gouvernement, il est plus simple de faire payer la vache à lait que sont les automobilistes. Que de proposer une véritable taxe écologique.

Sur la base de 32 euros la tonne, la taxe pourrait rapporter 8 milliards d’euros chaque année.
Pour en savoir plus :
Wikipedia
LeFigaro.fr : Taxe carbone, "vérité qui dérange" (Royal)
Riskassur-Hebdo.com : Mise en vigueur probable de la taxe carbone en 2010
LaProvence.com : Michel Rocard : "La taxe carbone sera lourde"
Prix du gaz / électricité. L'arnaque gouvernementale
Au 1er juillet, si le gouvernement suivait sa logique de calcul de l'indexation de 6 mois glissant du prix du baril de pétrole, le prix du gaz devrait baisser de 20%. Mais ce ne sera pas la cas... Par contre celui de l'électricité lui va augmenter...

Le ministre de l'Energie, Jean-Louis Borloo a confirmé ce mercredi que le gouvernement ne prévoit pas de modifier les tarifs du gaz. "Il n'est pas prévu de modification ou de majoration des prix du gaz", a-t-il répondu lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Initialement, une baisse des tarifs avait été évoquée en juillet - après l'été, dénonçaient certaines critiques - pour intégrer la baisse des prix du pétrole mais ces derniers sont depuis repartis à la hausse qui aurait dû être répercutée ultérieurement. Le gouvernement préfère ne pas faire suivre ces hauts et ces bas et mise sur une stabilisation des prix.
Et à qui profite le crime ?
Bien évidemment à GDF/Suez. Mais aussi à l'état dont c'est son principal actionnaire...
Bref ! Une fois de plus le gouvernement confirme que les hausses restent des hausses et ne sont jamais revus à la baisse et ce, même quand c'est l'état qui fixe lui même la règle du jeu.
Mais où est le service public ?
Le gouvernement se désavoue une fois de plus et sacrifie les usagers sur l'autel de la rentabilité et du bénéfice à tout prix.
Pour en savoir plus :
LeFigaro.fr : La facture énergétique des ménages risque de s'alourdir cet été
LaTribune.fr : Pas de changement pour les prix du gaz mais hausse de l'électricité
LaDepeche.fr : La CLCV demande une baisse de 20% du prix du gaz
Pôle Emploi : une entreprise en pleine croissance !
"Le malheur des uns fait le bonheur des autres". Le Pôle Emploi (ex ANPE) croule sous la charge de travail qui ne cesse d'augmenter avec des annonces en continue de nouveaux plans de licenciement. D'où des mouvements de grève pour dégradation des conditions de travail.

S'il y a bien une entreprise qui a le vent en poupe actuellement, c'est le "Pôle Emploi". Si vous avez perdu votre travail, au lieu d'en chercher, pensez à postuler dans cette entreprise, elle recrûte en masse : 1 480 postes ouverts en mai et fermés début juin. Mais peut-être qu'une nouvelle vague d'embauche suivra...
pour 1.840 postes à pourvoir
Succès.
Les uns se plaignent des conditions de travail au sein de Pôle emploi, les autres font tout pour s'y faire embaucher : la campagne de recrutement lancée par le service public de l'emploi pour faire face à l'afflux de chômeurs a suscité un raz-de-marée de candidatures. Ouvert le 21 mai et clos le 6 juin, le site Internet dédié en a reçu 145.000 pour 1.840 offres. Soit un taux de 79 postulants par poste. Pour SUD-emploi, ce total « tient à la hausse du chômage, et pas du tout à une attirance ou une vocation à travailler pour Pôle emploi ».Après un premier tri des candidatures (75 % de femmes, 60 % de bac +2 ou plus), Pôle emploi s'appuiera sur la méthode des recrutements par simulation. Suivront d'ultimes entretiens d'embauche, puis l'intégration des recrues, de mi-juillet à début septembre.
Quelque 14 % des salariés de Pôle emploi ont fait grève, hier, pour dénoncer leurs conditions de travail face à l'afflux de chômeurs. François Fillon a réitéré sa « confiance » au directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy.
Quelques centaines de manifestants à Paris, 97 agences fermées sur les 1.500 du réseau et un salarié sur sept absent : hier, l'appel à la grève chez Pôle emploi lancé par trois syndicats (SNU-FSU, CGT, SUD-emploi) a été suivi, selon la direction, par 14 % des 45.000 salariés. Le SNU-FSU avance, lui, 20 % de grévistes, qui protestaient contre la dégradation de leurs conditions de travail face à l'afflux de chômeurs.
Fusion ANPE-ASSEDIC la plaquette officiel :
2007 : Sarkozy promet que s’il est élu, la fusion ANPE-Assedic sera réalisée.
13 février 2008 : Le service public de l’emploi est réformé, la loi crée Pôle Emploi.
1er janvier 2009 : Coup d’envoi de Pôle Emploi.
Septembre 2009 : Le gouvernement promet que tous les sites seront en guichet unique.
Extrait de la plaquette :
Quelle valeur ajoutée pour les demandeurs d’emploi ?
« Ils pourront bénéficier d’un service performant, humain et personnalisé. Avec sur un même lieu, une offre de services couvrant à la fois l’accueil, l’indemnisation et le placement. L’objectif est de simplifier toutes les démarches jusqu’au retour à l’emploi. A terme, le demandeur d’emploi n’aura, par exemple, plus de double entretien à l’inscription, mais un seul avec un conseiller qui aura une approche globale de sa situation. D’autre part, le demandeur d’emploi sera suivi par un référent unique qui l’accompagnera tout au long de sa recherche d’emploi jusqu’à son placement. Ce gain de temps va contribuer à inscrire immédiatement les candidats à l’emploi dans une dynamique positive. A l’inscription simplifiée, s’ajoute un bouquet de services adaptés à chaque situation, avec une attention particulière, aux publics discriminés (jeunes, seniors…) »
Bon ! Je ne veux rien dire, mais je ne crois pas que l'objectif soit atteint...
En moyenne, un conseiller ANPE suivait 90 demandeurs d’emploi, alors que l’objectif affiché lors du lancement de Pôle Emploi était de 30 chômeurs par agent. Actuellement par exemple, en Franche-Comté, un conseiller suit 121 chômeurs en moyenne. D'où certaines tensions dans les agences du Pôle Emploi et les manifestations d'hier.
Site officiel : Pôle Emploi
Site interactif dédié aux 45000 salariées de Pôle emploi : La Fusion pour les Nuls
Pour en savoir plus :
Liberation.fr : Les salariés du Pôle emploi «sur les nerfs»
LePoint.fr : Pôle emploi : la montée du stress au guichet
Rejet d'HADOPI : coup de maître sur fond d'hémicyle vide
Incroyable, c’est seulement la quatrième fois sous la Ve République qu’un texte issu la Commission mixte paritaire (CMP) est repoussé de la sorte, le dernier cas remonte à 1983.
Hier le parlement a rejeté la loi contre le téléchargement illégal qui fait l'objet d'une vive polémique depuis plusieurs semaines. « On se croyait à l'abri d'un tel coup de théâtre », commentait hier Bernard Myet, président du directoire de la Sacem, déplorant ce nouveau retard dans l'adoption de la loi.
A main levée, par 21 voix contre 15, l'opposition PS-PCF-Verts, soutenue par Jean Dionis du Séjour (NC) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), a rejeté la version issue de la commission mixte paritaire (CMP) du texte « protection des droits sur Internet », adopté le matin même au Sénat.
Les dessous de l'affaire
Comment on a piégé Hadopi...
L'Assemblée nous réserve parfois des surprises plutôt savoureuses. Ainsi, ce jeudi 9 avril, elle vient, dans sa grande sagesse, de rejeter le projet de loi Création et Internet, créant une Haute Autorité de protection des droits sur Internet (HADOPI).
Ce projet de loi très controversé (et qui faisait beaucoup parler de lui sur... Internet) prévoyait notamment des sanctions contre le téléchargement pouvant aller jusqu'à la coupure de l'accès à Internet pour les internautes.
Alors que les sénateurs venaient juste de voter les conclusions de la commission mixte paritaire Sénat–Assemblée, qui durcissaient encore le caractère répressif du texte, l'Assemblée a rejeté le texte que 15 députés UMP seulement ont voté, en étant présents lors d'un vote à main levée à 13h10. A gauche, nous étions une petite vingtaine auxquels sont venus s'ajouter au moins un député du Nouveau Centre (allié de l'UMP), Jean Dionis du Séjour ainsi que Nicolas Dupont-Aignan, député non-inscrit (ex-UMP).
Après de nombreux échanges avec des citoyens et artistes de Loire-Atlantique, j'avais défendu durant ce débat avec ma collègue Martine Billard, qui était la principale intervenante des députés Verts sur ce texte, les droits des internautes et le renouvellement du principe de droits d'auteurs par la licence globale.
Alors que j'étais ce matin dans mon bureau ou en réunion à l'Assemblée pour préparer une proposition de loi que nous devons déposer la semaine prochaine, une collaboratrice de notre groupe m'a appelé pour me signaler que le vote allait bientôt intervenir sur ce texte et que, compte-tenu du rapport de force, il y avait une chance qu'il ne soit pas adopté.
Lorsque j'ai accouru à l'hémicycle, j'ai constaté que plusieurs députés socialistes restaient groupés derrière la porte de l'hémicycle ou plus exactement derrière le rideau qui sépare le sas d'entrée du bas de l'hémicycle. J'ai évidemment compris qu'il s'agissait d'attendre là, la fin de l'intervention de la ministre pour faire une entrée groupée. Ainsi le groupe UMP se croyant majoritaire, sur la foi du décompte des députés effectivement installés à leur siège, n'allait pas tenter d'ultimes manoeuvres de procédures pour retarder le vote et «rameuter» à leur tour des députés UMP dispersés dans leur bureau...
A notre grande surprise, cette petite précaution de dernière minute a marché. Comme quoi le vote d'un texte tient parfois à un rideau qui se lève ou se baisse au bon moment !
Plus sérieusement, le très faible nombre de députés UMP présents en séance au moment du vote montre que ce texte était loin de rassembler au sein du groupe majoritaire. J'avais d'ailleurs entendu ces derniers temps des collègues UMP dire dans les couloirs qu'ils ne voteraient pas ce texte. Habituellement, on prend ce genre de propos avec une certaine méfiance car à mesure que le moment du vote approche, la détermination à se distinguer a en général tendance à s'émousser...
Le gouvernement et le rapporteur UMP du projet de loi ont évidemment crié à la manoeuvre d'obstruction de l'opposition. Ils sont pourtant pris à leur propre piège qui consiste à refuser de plus en plus les votes dits "solennels", votes qui sont organisés à un jour et à une heure connus à l'avance pour que chacun puisse s'organiser et être effectivement présent ou donner sa procuration. Le gouvernement refuse cette procédure, pourtant la plus transparente (le vote est nominatif – on sait donc qui a voté quoi), au motif qu'elle retarde l'adoption des textes (de quelques jours seulement). Il y a surtout une raison moins avouable: les divisions de la majorité, lorsqu'il y en a, se voient directement après le vote à la lecture du relevé des votes.
Il ne reste plus qu'à espérer que le gouvernement et la majorité UMP saisissent cette occasion pour remettre à plat ce texte. Internautes, faites monter la pression auprès des députés UMP : ils ne sont pas obligés d'accepter un passage en force du gouvernement !
(source : liberation.fr)
Voilà un tour de force parfaitement orchestré par la gauche qui n'est pas près de se reproduire, à moins que ces messieurs/dames de la majorité préfèrent être ailleurs lors des votes qu'à l'assemblée nationale.
Par contre ce qui n'est pas normale, que ce soit pour Hadopi ou pour toute autre loi, c'est que l'hémicycle reste désespérément vide...
C'est à dire que la liberté du peuple, votre liberté, notre liberté ne tient qu'à quelques individus et dans ce cas là : à seulement 36 (pour un total de 577 députés).
Donc, je n'ai qu'une chose à dire à nos députés, c'est qu'il serait peut-être temps de prendre au sérieux leur fonction et la moindre des choses c'est être présent pour défendre les intérêts des concitoyens et pas seulement les leurs comme leurs salaires indécents au vu de leur présence ou leurs retraites exorbitantes ...
Pour en savoir plus :
Blog d'Urvoas : Rejet d'Hadopi : les leçons à tirer
EchosDuNet.fr : Hadopi - Quand les Députés se fichent des internautes
NetEco.com : Hadopi : la Sacem pleure, l'April rit
+ 80 000 chômeurs en février. exemples : 3M, Continental
79 900 chômeurs de plus pour le seul mois de février 2009. Il y a officiellement en France 2 384 800 demandeurs d'emploi. Les nouvelles règles d'indemnisation entreront en vigueur le 1er avril.

Pour le 10ème mois consécutifs, le nombre de demandeurs d'emploi augmente. Et il est prévu pour l'année 2009, la perte d'environ 400 000 postes de travail sur toute la France...
Et notre cher Nicolas qui pense comprendre la détresse de ces personnes qui souffrent, qui pense apporter des solutions, mais en fin de compte par son discours à 400 000 Euros de mardi à Saint-Quentin (Aisne) ne pense en réalité qu'a défendre sa politique économique face à la crise devant ses électeurs, promettant d'aller encore "plus loin", mais s'est refusé à proposer une loi interdisant les stock-options ou les parachutes dorés pour les dirigeants d'entreprise en difficulté ou une taxation des dividendes.
Le chef de l'Etat souhaite évaluer avec les partenaires sociaux "avant l'été" les mesures du gouvernement. "Au vu de la situation économique et sociale, nous réfléchirons, si cela est nécessaire, à d'autres mesures"... Des mots, toujours des mots...
Heureusement, le gouvernement a agréé mercredi la nouvelle convention d'indemnisation des chômeurs. Elle s'appliquera dès le 1er avril. Tout demandeur d'emploi pourra «toucher le chômage» s'il a cotisé 4 mois (et non plus 6) au cours des 28 derniers mois et ce pendant 2 ans (3ans pour les plus de 55 ans).
Le directeur de la société 3M à Pithiviers retenu dans son bureau
L'usine 3M de Pithiviers, spécialisée dans la chimie fine et la production de médicaments, emploie 235 salariés. Mais la direction a annoncé en décembre 2008 la suppression de 110 postes et le transfert de 40 autres dans une société qui doit s'implanter à Pithiviers courant 2009.
Le groupe 3M c'est aussi Scotch-Brite et Post It.
Résulats 2008 (source : Yahoo):
- Chiffre d'affaires : $25.27 Milliards (+3.3%)
- Bénéfice net : $3.46 Milliards (-18%)Réduction d'effectif pour 2009 : environ 3500 postes dans le monde
3M a annoncé mercredi 11 février une augmentation de 2% à 51 cents l'action de son dividende de 1er trimestre, représentant la 51ème année consécutive de progression du dividende. soit au cours des cinq dernières années, 3M a versé plus de 17 milliards de dollars à ses actionnaires.
"En augmentant notre dividende en cette période, nous voulons clairement témoigner de notre confiance dans les fondamentaux de notre société et dans la capacité de 3M à continuer à proposer de solides rendements à ses actionnaires", explique George Buckley, le PDG du groupe américain.
"Dans le même temps, il est prudent dans cet environnement difficile d'adopter une approche conservatrice en matière d'augmentation du dividende, de façon à améliorer la trésorerie et à maintenir notre solide position de cash", explique-t-il.
Voilà une société ayant pleins de "Cash", faisant des bénéfices monstrueux, qui augmentent les actionnaires pour la 51 année consécutive et qui n'hésite pas à licencier 3500 salariés.
C'est écoeurant !...
Continental Clairoix en lutte depuis le 11 mars
Les employés de Continental sont en lutte depuis l'annonce, le 11 mars, par le fabricant de pneus allemand de la fermeture de leur usine d'ici 2010 .Cette décision affecte directement 1 120 salariés à Clairoix et concerne également le site allemand de Hanovre, qui compte 780 employés.
Résultats 2008
(source : Rapport annuel 2008) :
Chiffre d'affaires : €24.24 Milliards (+45.8%)
Bénéfice Net : €-1.12 Milliards (-210%)
Dividendes versés : €367 Millions (+20%)Le groupe ne distribuera pas de dividendes en 2009
Réduction d'effectif en 2008 : 12 500 salariés
Réduction d'effectif d'ici 2010 : 1 900 salariésL'exemple de la "gouvernance" de Continental montre que si demain votre patron vous demande de travailler plus pour une rémunération moindre afin de maintenir votre emploi, vous saurez que votre poste est voué à disparaître à plus ou moins longue échéance... C'est ce qui est entre autre scandaleux dans la fermeture de cette usine.
Salaire mensuel moyen d'un ouvrier/employé
= 1820€ brut (1400€ net)
(source INSEE, "La France en bref 2009")
Calculez votre allocation chômage avec cette calculette.
Avec le salaire moyen ci avant, votre allocation chômage sera d'environ 1077€ brut (1020€ net) par mois. Soit une perte net de revenu de 400€ (-30%).
Depuis février 2008, ce sont 381000 chômeurs de plus, soit actuellement une charge supplémentaire de 410 Millions d'Euros pour la collectivité par mois. Et il est prévu de perdre pour l'année 2009 au moins autant d'emploi soit encore au minimum 250000 chômeurs qui vont venir grossir les rangs du premier employeur de France : l'ex "ANPE" renommé récemment "Pôle Emploi".
La charge de ces nouveaux "chercheurs" pour la collectivité sera alors de 680 Millions d'Euros par mois, soit : 8.15 Milliards d'Euros annuel et je ne compte pas le chômage partiel de centaines de milliers d'ouvriers. (Pour rappel : Le plan de relance de Sarkozy est de 26 Milliards d'Euros.)
Et n'oublions pas que ces centaines de milliers de nouveaux chômeurs vont drastiquement restreindre leur consommation, ce sera donc un manque à gagner, au minimum pour les entreprises, de 3 Milliards d'Euros sur l'année 2009. Et il faut rajouter à cela l'inquiétude des ménages pour le maintien de leur emploi, d'où une diminution de leur consommation. Ils préfèrent en ces temps troubles, faire la fourmi et non la cigale.
Pour ce seul mois de mars 2009, l'état doit débourser en allocation chômage la somme totale de 2.56 Milliards d'Euros (avec une allocation moyenne brute de 1077€ / demandeur d'emploi)
Alors, Monsieur le Président, s'il y a une chose à faire lors du prochain G20, c'est de convaincre l'ensemble des pays et les patrons des grands groupes mondiaux d'arrêter cette hémorragie de suppression de postes de travail... Car tout le monde y perd actuellement. Je ne comprends comment il se fait que les PDG et les actionnaires de ces grands groupes ne voient pas qu'ils sont en train de se tirer une balle dans le pied avec cette politique du maintien "artificiel" des marges et des profits par épuration de la masse salariale afin de toujours bénéficier d'une progression de leur rémunération globale pour 2009.
Alors que faire face, se serrer la ceinture pour les patrons et actionnaires, et au minimum conserver l'emploi, c'est tout le monde qui y gagnera. Car, seuls l'emploi et le retour de la confiance des ménages dans l'avenir permettra une sortie de crise rapide et en fin de comptes, les dividendes pour les actionnaires seront de nouveau au Rendez-vous rapidement.
Pour en savoir plus :
Europe1.fr : Près de 80.000 chômeurs supplémentaires en février
Liberation.fr : Les principaux points du discours de Sarkozy à Saint-Quentin
France-Info.com : Pas de négociation pour les 3M de Pithiviers, la multiplication des séquestrations
FranceBourse.com : Continental va fermer deux sites en Europe, dont Clairoix


