Catégorie: économie
+200 000 chômeurs en 2008
2,11 millions de chômeurs au total. Le nombre de demandeurs d'emplois a augmenté de 2,2% en décembre (45.800 personnes de plus). Sur l'ensemble de l'année 2008, la hausse atteint 11,4%, soit 217.000 chômeurs supplémentaires.
La hausse touche aussi bien les hommes (+16,3%), les femmes (+6,4%), les jeunes (+19,5%) ou les 50 ans et plus (+8,8%). Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits au chômage en catégorie 1 (1), le baromètre de référence, a augmenté en 2008, atteignant 2,11 millions fin décembre, a indiqué ce lundi le service statistique du ministère de l'Emploi (Dares). Soit 11,4% de plus qu'en décembre 2007.
La crise à bon dos
Ce qui me révolte en voyant tous les jours des annonces de suppression de poste dans tel ou tel entreprise, c'est que ces dernières profitent des événements actuels et ajoutent de la crise à la crise. bien évidemment je parle des grandes entreprises et non des PME/PMI qui elles au contraire la subissent.
Tout ça pour quoi ?
Pour permettre aux actionnaires de toujours conserver la même hauteur de rémunération de leurs dividendes.
Ces grandes entreprises qui licencient à coup de milliers d'emplois, n'ont pas compris qu'elles se tirent une balle dans le pied en faisant cela. Car par effet de ricocher, les salariés aujourd'hui se sentent en danger et par crainte de perdre leur emploi diminue leur consommation et donc thésaurise. Et je ne parle même pas des entreprises qui ajustent leur masse salariale par des jours/semaines de chômage partiel avec dates de prise de congés obligatoires. Toujours et je le répète afin de protéger la rémunération des actionnaires.
Que faire de tous ces nouveaux chômeurs ?
Il me parait indubitable que ces 200 000 nouveaux chômeurs ne retrouveront pas d'emplois cette année car les licenciements de masse ne sont pas encore finis. Donc les Assedics renommés Le Pole emploi, va devoir les payer à se tourner les pouces durant une longue période.
Je ne critique pas les chômeurs dans ce cas là, car ils n'ont pas le choix. Alors, le gouvernement ne pourrait-il pas lancer une grande opération de formation au niveau national de tous ces chômeurs. C'est vraiment dommage que cette proposition ne fasse pas partie des 1000 chantiers de relance cher à notre président et "propagandé" par le premier ministre.
1000 chantiers : Zoom sur l'emploi
Le plan prévoit :
- Engager des actions spécifiques en faveur des PME et des TPE : 575 millions d’euros seront apportés à Oséo Garantie afin de couvrir 4 milliards d’euros de prêts supplémentaires, 25 millions d’euros sont apportés à la Siagi pour son action de soutien aux commerçants et aux artisans et 700 millions d’euros sont consacrés à l’aide à l’embauche dans les très petites entreprises.
- Accompagner les mutations économiques dans les territoires en difficulté : l’indemnisation du chômage partiel est augmentée et un meilleur accompagnement des salariés licenciés économiques est mis en place via les conventions de reclassement personnalisé. Le nombre de bassins d’emploi concernés par les contrats de transition professionnelle passera de 7 à 25.
Et au final, quelle sera la facture ? Simple, nous tous, via nos impôts, allons devoir payer en 2009 tous ces nouveaux chômeurs, mais aussi les jours de chômage partiel de dizaines de milliers de salariés. Et je suis certain que toutes ces grandes sociétés qui ont permis cette débâcle sociale feront toujours quasiment autant de bénéfices au titre de l'exercice 2008 qu'en 2007, il suffit de regarder ceux des banques pour s'en convaincre. Comme quoi, la crise sert simplement d'excuse pour un réajustement de la masse salariale. On est donc en droit de se poser la question : A qui profite le crime ?
Pour en savoir plus :
CIAT : Plan détaillé de la relance économique (fichier PDF 49Mo)
Lemonde.fr : le nombre de chômeurs a augmenté de 11.4% eb 2008
AFP : Chômage: après deux ans de mieux, 217.000 inscriptions supplémentaires en 2008
Windows Vista en solde à 69€ seulement ! Tout doit partir...
Oui, vous avez bien lu ! Microsoft solde son logiciel phare Windows Vista à seulement 69€.

Sur sa boutique en ligne, le « Microsoft Store », l'éditeur annonce en effet une baisse de prix de 77% sur l'édition « mise à jour » de Windows Vista édition intégrale (Ultimate). Celle-ci voit son prix passer à 69 euros, et se positionne donc à un tarif inférieur à celui de toute autre version du logiciel, que l'on parle de mise à jour, d'OEM ou de version boite !
Motif pour ces soldes ?
Si je suis cynique, je dirais qu'il s'agit de permettre à Vista de percer un peu. Car XP est encore et toujours bien implanté et tout le monde lorgne sur Windows 7 qui est déjà très prometteur.
Ou encore, que Microsoft n'est toujours pas rentrer dans ses frais de développement de Vista. Il faut donc limiter la casse.
Longue vie à Win XP !
Pour en savoir plus :
Clubic.com : Solde Microsoft Vista Ultimate 69 Euros
22 pesticides interdits par le parlement européen
Après 2 ans et demi de discussions, le parlement européen vient d'adopter l'interdiction de l'utilisation de 22 pesticide dangereux pour ... 2018 ! ...
Mieux vaut tard que jamais comme dit l'adage.
Mais bon ! d'ici 2018, ces pesticides pourront faire d'énormes dégâts sur la santé publique.

Ces 22 pesticides sont
- Cancérigènes,
- Mutagènes,
- Perturbateur pour le système endocrinien,
- Nocif pour le reproduction.
Alors sachant cela pourquoi attendre 2018 ? Simplement à cause des accords de mise sur le marché qui courent jusqu'à cette date.
Mais s'il y a des personnes développant des cancers, peuvent-elles se retourner contre le fabricant puisque l'on sait qu'ils sont mauvais ?
Quand la directive européenne entra en vigueur en 1991, plus de 800 substances actives étaient utilisées dans la composition des pesticides. Désormais, la nouvelle règlementation réduit ce chiffre de moitié. L’élimination des substances les plus dangereuses pourrait amener à la prohibition de 22 substances supplémentaires.
Diminution de l’usage quotidien des pesticides
D’autre part, un autre ensemble de mesures rédigées par la député allemande Christa Klaß (groupe PPE-DE) cherche à réduire l’usage quotidien des pesticides, notamment dans l’agriculture, un domaine dans lequel aucune législation n’existe à ce jour. Le texte vise à réduire l’impact et les risques des pesticides en tant que facteurs environnementaux nuisibles pour l’environnement et la santé humaine. Pour ce faire, la députée plaide en faveur de solutions alternatives sans substances chimiques. De plus, la pulvérisation aérienne de pesticides sera interdite en principe, sauf dérogations octroyées par les autorités compétentes.
Quant à savoir si cette nouvelle législation européenne ne risquerait pas de désavantager les agriculteurs européens, Christa Klaß, elle-même viticultrice, pense au contraire que «les agriculteurs s’en sortiront très bien avec cette nouvelle réglementation.»
Commentant le vote en codécision et en seconde de lecture sur le "Paquet pesticides", Daniel Cohn-Bendit, coprésident du groupe des Verts, a déclaré: "C'est un grand jour en faveur de la protection de l'environnement et de la santé des consommateurs. Pour la première fois, il existe à l'échelle mondiale une législation visant à écarter les pesticides hautement toxiques."
L'industrie réclame une étude d'impact
De son côté, l’Union des Industries de la Protection des Plantes (UIPP), qui représente les fabricants de produits phytopharmaceutiques en France, affirme par la voix de son directeur général, Jean-Charles Bocquet, qu’ «il est regrettable d’exclure a priori certaines substances actives sur la seule base du danger, alors que ces substances, qui ont déjà fait l’objet d’évaluations précises par les autorités compétentes, ne présentent pas de risque pour la santé ou l’environnement si elles sont utilisées selon les conditions d’emploi qui figurent sur les AMM». L’UIPP demande qu’une étude d’impact soit réalisée «pour s’assurer que ces nouvelles dispositions ne condamneront pas la capacité de production de la ferme Europe à produire "plus et mieux" pour répondre aux besoins de nos concitoyens ».
Et le Roundup ?
Le Roundup est un herbicide total et non sélectif, utilisé aussi bien par les grosses exploitations agricoles que par les particuliers. Grâce à la mise en vente des cultures Roundup ready depuis 1996, la compagnie américaine Monsanto s’est implantée partout dans le monde : un gène résistant au Roundup a été introduit dans des plants de maïs, de soja et de coton, ce qui simplifie le désherbage, et rend la culture beaucoup plus rentable. Résultat : une dépendance totale au Roundup pour toutes les cultures concernées. Le prix du Roundup a d’ailleurs curieusement explosé ces dernières années…
L’utilisation massive de Roundup présente d’autres caractéristiques particulièrement catastrophiques : érosion des sols, problèmes sanitaire, maladies humaines et animales. L’EPA américaine (US Environmental Protection Agency) avait déjà constaté les effets néfastes à court et long terme de l’exposition au Roundup à forte doses : congestion des poumons et accélération de la respiration, endommagement des reins, effets sur la reproduction. Le Roundup est lessivé jusqu’au sol, et détectable dans tous les cours d’eau proches des plantations qui l’utilisent (rivières et nappes phréatiques. Dans certains cas de pulvérisation aérienne, le Roundup peut être transporté par le vent, et atteindre des parcelles avoisinantes, habitées ou non…
Aujourd’hui, Gilles-Eric Séralini diffuse les résultats de ses dernières recherches sur le Roundup. Il constate qu’à dose infinitésimale, le Roundup (son principe actif, un produit de sa dégradation, un adjuvant ou sa formulation commerciale) est susceptible de provoquer nécrose, asphyxie et dégradation de l’ADN. Les essais ont été menés sur des cellules humaines, prélevées dans le sang du cordon ombilical, le placenta ou les reins d’embryons.
Réponse de Monsato : "Roundup n'a pas été conçu pour autre chose que désherber. Les travaux régulièrement effectués par G-E. Séralini sur Roundup (...) constituent un détournement systématique de l'usage normal du produit dans le but de le dénigrer et ce, alors qu'il a fait la preuve de sa sécurité sanitaire depuis 35 ans dans le monde". Le géant américain, spécialiste aussi des semences OGM, a vendu pour 1,4 milliard d’herbicides entre septembre et novembre 2008. Un record.
Fin octobre, Monsanto France a vu confirmer en appel à Lyon sa condamnation à 15.000 euros d'amende pour "publicité mensongère" pour son Roundup. La publicité présentait l'herbicide comme "biodégradable" et laissant "le sol propre".
Pour en savoir plus :
Vertcomminges.com : Les pesticides sont présents partout
lexpress.fr : Les pesticides les plus dangereux en voie d'être bannis de l'UE
Web-Libre.org : Pesticides : le Parlement européen veut bannir certaines substances toxiques
LesEchos.fr : Porté par un trimestre "historique", l'américain Monsanto relève ses objectifs annuels
Epiphanie, 2ème part du gâteau pour les banques
Le gouvernement envisage de prêter 10.5 Mds€ supplémentaires aux banques françaises après une première tranche d'un même montant en décembre 2008, déclare la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

"Ce sur quoi on est en train de travailler actuellement (est) un instrument qui soit (...) vraiment du quasi-fonds propres de très, très forte qualité", a dit la ministre en marge d'un colloque sur la crise financière, confirmant un article du journal Le Monde daté de vendredi.
Interrogée sur le montant de cette nouvelle aide, après les 10,5 milliards d'euros octroyés en décembre dernier, Christine Lagarde a répondu : "oui, on travaille sur le même genre (...) 10,5 milliards d'euros".
D'après Le Monde, ces dix milliards et demi d'euros, qui prendraient la forme de prêt, seraient rémunérés à environ 8%.
Cette opération pourrait intervenir dès février ou mars 2009, selon le quotidien.
Mercredi, le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, a déclaré que le gouvernement était prêt à apporter de nouveaux fonds propres aux banques françaises pour éviter une contraction du crédit nécessaire au financement de l'économie.
En décembre dernier, l'Etat français avait déjà investi 10,5 milliards d'euros dans les six principaux établissements bancaires français, en souscrivant à de la dette "super subordonnée", pour leur permettre de continuer à octroyer du crédit malgré la crise financière.
Dans le cadre de ce plan français de renforcement des fonds propres des banques, Crédit agricole SA et BNP Paribas avaient respectivement reçu trois milliards et 2,55 milliards d'euros.
L'Etat avait également souscrit pour 1,7 milliard d'euros de dette hybride de la Société générale et pour 1,2 milliard d'euros pour le Crédit mutuel.
Les groupes Caisse d'épargne et Banque populaire avaient quant à eux chacun reçu 1,1 milliard et 950 millions d'euros.
Début décembre, après une semaine de tractations et de polémiques, la Commission européenne avait finalement donné son feu vert au volet "fonds propres" du plan de soutien au secteur bancaire, autorisant ainsi l'Etat français à intervenir à hauteur de 21 milliards d'euros.
Lors de l'annonce de cette aide, le 21 octobre dernier, Christine Lagarde avait indiqué que l'Etat se tenait prêt à mettre à disposition une tranche supplémentaire de 10,5 milliards d'euros en 2009 si les tensions sur les marchés financiers persistaient.
Et encore des Milliards pour ceux par qui est venue la crise et maintenant la forte augmentation du chômage.
C'est fou ! Moi qui croyais que l'état français était en faillite.
Continuons à dépenser l'argent public pour ces banquiers qui n'aideront surtout pas leur prochain dans le besoin.
Quand je pense que notre Roi a supprimé la pub sur la TV publique en ces temps où le moindre Euros compte et que pour rassembler les 1.5 Milliards du RSA, c'est totalement impossible sauf en créant une nouvelle taxe.
Mais c'est vrai ! J'oubliais, ... Pourquoi se soucier des pauvres
et comme dirait Coluche :
- "Le prix de l'or augmente. Pauvres, achetez vite de l'or."
- "Si on écoutait ce qui se dit, les riches seraient les méchants, les pauvres, les gentils. Alors pourquoi tout le monde veut devenir méchant?"
- "Je pense que les pauvres sont indispensables à la société, à condition qu’ils le restent."
Et j'ironiserai pour les sans-abris : il existe la loi sur "Le Droit au logement opposable". ALors pourquoi continuent-ils de préférer les tentes Decathlon à un vrai logement ?
Pour en savoir plus :
Tradingsat.com : La 2ème tranche d'aide aux banques devrait réduire la pression
BienPublic.com : Banques : le nouveau prêt de 10,5 milliards prévu fin mars
Comme en 1929, la crise 2008, arrivée par les banques, est alimentée par les banques
En 1929, le fameux Jeudi Noir suivi de la "Grande dépression" qui dura 10 ans est en fait le résultat d'un échauffement du système boursier conjugué à une forte inflation.
C'est confondant comme ça ressemble à la crise actuelle...
Rappelez-vous, avant le début de la crise des subprimes, c'était l'euphorie. Les cours boursiers augmentaient de partout dans le monde, la confiance était là. Et la spéculation était très forte y compris sur les matières premières, d'où une augmentation de l'inflation.
Comme tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, petit à petit les banques centrales ont augmenté leurs taux directeurs, qui ont été directement répercutés sur les taux d'emprunts, ce qui n'a pas empêché les entreprises et les particuliers à toujours emprunter plus car les perspectives d'avenir est plus que florissantes. Bien que le coût de l'argent soit de jour en jour de plus en plus cher.
Mais l'inflation conjuguée à des remboursements toujours plus importants ont obligé les entreprises à revoir à la baisse leurs investissements et aux Etats Unis les particuliers ont fini par ne plus pouvoir rembourser leurs emprunts.
Résumé de la crise de 1929
Vers la fin de la décennie, le boom économique tournait en euphorie générale surtout aux Etats-Unis. Les prix des biens montaient en flèche. Précédant l'euphorie, une longue période de taux d'intérêt bien trop bas avait causé une forte croissance de la masse monétaire. Accélérée encore par les importantes compensations Allemandes pour les dégâts de guerre, la croissance monétaire atteint une cadence bien supérieure à la croissance de l'économie réelle. Cela causait une pression inflationniste sur les prix particulièrement sévère chez les alliés de l’Europe mais aussi aux Etats-Unis.
Grâce à la croissance de la productivité, la hausse des prix de consommation restait remarquablement faible entre 1921 et 1929. L’argent facile "non gagné" trouvait surtout son chemin vers les produits d’investissement. C’est là qu’il a déchaîné une masse de mauvais investissements irréfléchis qui’ s’avèrent des placements désastreux après coup, puisqu’ils produisaient peu de valeur ajoutée, très souvent coûtant plus qu’ils n'en donnaient.
C’est surtout entre 1928 et 1929 que l'accès facile au crédit à bon marché a causé des spéculations imprudentes et gonflé les prix jusqu'à une bulle insoutenable. En moins de 30 mois, le Dow Jones a monté de 230%; de 166 en Mars 1926 jusqu'à 381 en sept 1929 ! Une correction était inévitable, mais fut beaucoup plus sévère qu’attendu suite aux interventions gouvernementales calamiteuses. Dans l'espoir de freiner l'euphorie, les autorités politiques et la Réserve fédérale encore inexpérimentée (°1913) prirent les mesures anticycliques fort maladroites qui sont considérées aujourd’hui comme étant fort exagérées, si non des stupidités inutiles et superflues.
Erreurs politiques monumentales
Dans l’espoir de limiter la spéculation, les autorités Américaines ont d’abord interdit tout prêt à but spéculatif en particulier pour financer les "margin trades». La FED pour sa part augmentait son taux d'escompte de façon bien trop drastique de 3,5% en Janvier 1928 jusque 6% en août 1929, avec comme résultat direct que le montant total de la masse monétaire rétrécit d’un tiers en moins de six mois entre Aout '29 et Mars' 30. Les marchés ont réagi avec une violence extrême. Les actions et les prix des actifs s’effondraient, avec une forte contraction de l'économie réelle pour ultime conséquence.L'incertitude légale cause une crise de confiance
Alors que la crise s’approfondit, le gouvernement prit en catastrophe des mesures d'urgence l'une après l’autre. La succession rapide et l’imprévisibilité de ces interventions créa un climat d'insécurité économique totale dégradant encore le climat commercial déjà fort médiocre. L’alternance rapide des lois fiscales, des subventions, des réglementations des salaires, des prix, des intérêts et de la production étaient autant d’interventions gouvernementales inconnues auparavant et dont les entrepreneurs détestaient surtout l’incertitude aléatoire. Face à tous ces risques imprévisibles de plus en plus d’industriels retardaient leurs plans d'investissement.En effet ce n’était pas le «libre marché» qui échouait. C’était la politique interventionniste avec ses mesures bien intentionnées, mais pour autant pas moins dévastatrices.
Conséquences Sociales catastrophiques
Les coûts sociaux des erreurs politiques s’avèrent gigantesques: la pire crise économique de l'histoire. 25% de chômage, la bourse perdant 90% de sa capitalisation, Les revenus et un niveau de vie qui chutaient de 28% pendant que la vente de voitures diminuait de 75%. Les banques tombèrent les unes après les autres entraînant dans leur faillite des centaines de milliers de citoyens ainsi que leurs entreprises, avec une perte massive de l'épargne et des capitaux industriels.Conclusion
Les hommes politiques auraient beaucoup mieux fait de laisser les marchés à leur cours. Le mécanisme des prix dirigé par la sagesse collective de millions d’individus libres comme elle est exprimée dans leurs milliards de choix économiques bien délibérés, aurait mené les marchés à un nouvel équilibre et un niveau de salaires et de prix bien plus stable tout au plus en quelques trimestres.Laurence Reed démontre de façon convaincante que la politique Keynésienne socialiste orientée vers les grands investissements publics n’a pas contribuée en la moindre mesure à stimuler l’économie. Les investissements publics à faible productivité absorbaient tellement de ressources qu’ils supplantaient les investissements industriels privés bien plus productifs ainsi que les dépenses privées des ménages.
La combinaison très maladroite de politique Keynésienne du "New Deal" avec un dirigisme pointilleux, presque fasciste, de la «National Recovery Act », n’ont pas contribué en la moindre mesure au rétablissement de la crise. Bien au contraire. La politique keynésienne de Roosevelt a prohibé le rétablissement spontané, et a reporté la reprise définitive jusqu’après la fin de deuxième guerre mondiale.
Paul Vreymans
source : Crash de 1929
Que disent les Théoriciens sur la crise de 1929 ?
- Le point de vue libéral sur la crise des années 1930 a été défendu par Lionel Robbins dans son ouvrage La Grande Dépression 1929-1934. Pour Robbins, la crise était inévitable : les dettes des agents économiques étaient devenues au cours des années 1920 trop importantes et la spéculation boursière excessive. Il dénonce l'intervention excessive de l'État et des syndicats dans le fonctionnement des marchés, en particulier dans le mode de fixation des salaires, et la passivité de la banque centrale face à la spéculation sur les marchés boursiers. Robbins défend l'idée libérale que la crise vient assainir la situation économique et permettre à l'activité économique de repartir sur des bases plus solides. La crise économique est vue comme une purge, et l'État doit laisser celle-ci se faire, en laissant jouer les mécanismes du marché. Cette politique libérale a été appliquée par la plupart des gouvernements au début de la crise, dont l'administration Hoover.
- Les marxistes ont insisté sur les défaillances propres au système capitaliste. Ils reprennent les thèses de Marx de la suraccumulation du capital et de la baisse du taux de profit qui sont à l'origine des multiples crises survenant dans le système capitaliste: la suraccumulation du capital entraîne une surproduction de biens de production par rapport aux biens de consommation.
- La théorie keynésienne est plus une théorie de la sortie de crise qu'une analyse de la crise en elle-même et de ses causes. Dans la théorie générale, Keynes explique que la sortie de crise doit s'effectuer grâce a une intervention active de l'État dans l'activité économique. L'État doit redistribuer les revenus en faveur des classes sociales les plus défavorisées, (car elles ont la propension à consommer la plus élevée). L'État doit également mettre en place une politique monétaire de faibles taux d'intérêt afin de favoriser l'investissement. Il doit distribuer du pouvoir d'achat par l'augmentation des salaires, des prestations sociales et des dépenses publiques, car la demande effective détermine le niveau de production et donc l'emploi. Le déficit budgétaire doit permettre, grâce a l'effet multiplicateur, d'injecter de la liquidité.
- Les monétaristes, représentés par Milton Friedman, dénoncent la politique monétaire restrictive mise en place par la FED à partir de 1928, qui entraîne une pénurie de crédits. Cette erreur serait à l'origine de la crise. La FED aurait au contraire dû fournir des liquidités au système bancaire : le renchérissement du crédit a forcé les spéculateurs boursiers à retirer leur épargne, ce qui a entrainé la faillite de près de 5000 banques aux États-Unis.
- Plus tard, les théoriciens de la régulation montrèrent que les économies développées ont été déstabilisées par les progrès de l'organisation scientifique du travail. Le taylorisme a en effet permis une augmentation très importante de la production: Robert Boyer a ainsi calculé que la production par tête a augmenté en France de 6% par an entre 1920 et 1960. En revanche, les salaires réels ont progressé de seulement 2% par an en France sur la même période, ce qui explique l'apparition d'une situation de surproduction et le déclenchement de la crise.
La crise actuelle, comme en 1929, est la résultante d'une augmentation immodérée de la spéculation boursières depuis quelques années où les financiers et investisseurs ne recherchent que l'augmentation des revenus du capital soit par l'augmentation des cours boursiers, soit par plus de redistribution des dividendes d'actions. De surcroît, dans un monde où tout est informatisé les banques ont pu créer des produits financiers complexes risqués (ex : taux d'emprunt indexé sur la valeur du Dollar par rapport au Yen/Euro à 3 mois) car peu de visibilité.
Les profits stagnants, la réponse des banques a été d'augmenter leurs taux, et les financiers, puis des nouveaux venus tels que les fonds de pension, les fonds souverains,... créés par cette bulle financière, ont demandés aux entreprises d'améliorer leur marge brute afin de relancer de plus belles les bénéfices dans un marché hyperconcurrentiel avec comme objectif une diminution des coûts de production. Celles-ci se sont exécutées. Et après avoir maximisé la rentabilité de l'outil de production, puis celle de la main d'œuvre (d'où la faible revalorisation des salaires par rapport à une explosion des bénéfices pour ces dernières). Enfin, sous le diktat de la maximisation de la rentabilité, elles n'ont pas eu d'autres choix que de se délocaliser pour tenir l'objectif de plus de profits, donc de dividendes pour les actionnaires. Mais comme l'augmentation de la marge brute des sociétés étant limitée et étant à moyen/long terme, ces vautours de l'argent se sont donc tournés vers des produits à rentabilité immédiate. Et le monde est entré dans l'ère de la spéculation dont celle des matières premières. Les indices boursiers allant de records en records. Il apparu des tensions dues à tous ces changements dont une stagflation du marché immobilier suite à une très forte progression sur les 10 dernières années, une augmentation régulière des échéances d'emprunt avec toujours un salaire identique, une inflation (comme en 1929) en progression constante, d'où une baisse du pouvoir d'achat qui ne pouvaient aboutir qu'à l'événement déstabilisant : le non remboursement des emprunts par les particuliers (dit : emprunts toxiques), c'est la crise des "subprimes". Et précipita les banques dans une spirale négative. Les obligeants à révéler leurs pertes financières, engendrant par la même un vent de panique sur toutes les places financières. Les investisseurs voulant limiter la casse se sont retirés en masse, faisant ainsi chuter tous les cours et mettant en faillite plusieurs banques. Celles là même qui avaient accordé les fameux "subprimes".
Les banques se sont avec le temps trop découvertes et ont joué avec l'argent de leurs clients dans des placements plus qu'hasardeux (produits complexes, Arnaque Madoff) dans le seul but d'en retirer un maximum de profits.
Aujourd'hui, alors que les gouvernements, comme en 1929 par leur interventionnisme, les ont sauvées de la faillite à coup de milliers de milliards de dollars. Elles ne prêtent plus rien. Prétendant qu'il fallait être certain de la solvabilité de leur client. Les politiques de relances menées par chaque pays sont elles des erreurs ? Oui, d'après les théoriciens.
Les banques refusant les prêts font la même erreur qu'en 1929, et de jour en jour elles enfoncent un peu plus l'économie mondiale dans une crise durable.
Dernièrement, la FED, tirant la leçon de 1929, suivi par plusieurs banques centrales ont largement diminué leurs taux directeurs, mais les banquiers proposent toujours aux emprunteurs potentiels les mêmes taux de crédit, préférant peu de prêts mais avec une sécurité de 100%, donc un risque égale à Zéro et cerise sur le gâteau un bénéfice important sur chaque client. Elles limitent par la même, les investissements des entreprises pour faire face à la crise et la relance par la consommation des particuliers, notamment par l'achat d'un bien immobilier ou d'une voiture.
Pour sortir de la crise, l'argent doit pouvoir à nouveau circuler et surtout aller aux classes ouvrières et moyennes, car la propension à la dépense et à la recirculation de ces dernières est nettement supérieure à celle des classes bourgeoises et riches.
L'interventionnisme de l'état doit rester limiter, laisser faire les marchés financiers et l'économie réelle pour une autorégulation tout en diminuant la pression fiscale pesant sur les biens/services (ex : forte baisse de la TVA en Grande Bretagne) ainsi que pour les particuliers.
Mais, à ce jour, je pense que l'on répète les mêmes erreurs qu'en 1929, non seulement les politiques ont donné l'argent du contribuable aux banques sans aucune contre partie et sans aucun contrôle pour leur utilisation, mais aussi par un trop grand interventionnisme. Quoique tout de même limité en France, car il n'y a plus d'argent dans les caisses de Bercy depuis bien longtemps, ce qui n'empêchera pas un déficit record de près de 70 Milliards d'Euros en 2009 après le plan de relance.
Les banques sont à l'origine de la crise financière et maintenant que nous sommes touchés par une crise économique, elles font tout pour que cela perdure... Mais au delà de ces considérations financières quel sera le coût social et humain de cette crise ?
Pour en savoir plus :
Google : Grande dépression de 1929