Catégorie: économie
Le château de notre roi ne connait pas la crise et s'accorde une modeste rallonge de 9.2M€
Vous avez du mal à boucler vos fins de mois, vous avez été licenciés et une petite aide serait la bienvenue. Eh bien, débrouillez vous tout seul !
Si vous voulez être aidé, il faut faire partie de la haute société. Et ce n'est pas votre cas !
Dernièrement le budget de l'Elysée était un peu trop juste (sûrement quelques "garden party" un peu fastueuse ou trop de voyages en avion présidentiel) pour finir l'année. Donc pour boucler le budget Elyséen, il a suffit de 9.2 Millions d'Euros pris les budgets de la défense et de la sécurité.
Un décrêt, signé par le premier ministre, François Fillon, et le ministre du Budget, Eric Woerth, en date du 12 décembre et publié dans la version électronique du journal officiel du 14 décembre uniquement, prévoit des transfert de crédit... En faveur de l'Elysée.
Un décrêt qui devait passer inaperçu
"Contrairement à l'an passé, l'Elysée n'a pas utilisé la procédure transparente de la loi de finances rectificative, qui est actuellement en cours de discussion au Parlement", commente M. Dosière. Le 15 octobre, le député avait affirmé que les crédits de l'Elysée pour 2009 étaient en hausse de 11,45 % par rapport à 2008. L'Elysée avait aussitôt répondu que son budget, "exemplaire de transparence et de bonne gestion", progressait en réalité de seulement "2 %". La différence entre les deux chiffres correspondait en fait à cette hausse de 9,1 % du budget 2008 accordée en fin d'exercice, qualifiée par René Dosière de "tour de passe-passe".
L'Elysée ne connait pas la crise
Luc Chatel explique le budget de l'Elysée (juin 2008)
Vive la transparence de l'Elysée !...
En ces temps difficiles, de baisse du pouvoir d'achat, c'est un vrai coup de poignard dans le dos que reçoit chaque français. A quand une réforme du président pour Lui Même et sa Suite ? ...
pour en savoir plus :
LeMonde.fr : l'Elysée augmente discrètement son budget
LeFigaro.fr : Budget Elysée : +9.2M€ en 2008 (Dosière)
Effondrement de la pyramide Madoff
Combien la pyramide de Madoff va-t-elle coûter aux banques françaises ? La monumentale arnaque à 50 milliards de dollars, montée par Bernard Madoff, gestionnaire d’un fonds très couru à Wall Street, et ex-patron du Nasdaq, a fait carburer les états-majors des banques tout le week-end.
L'affaire Kerviel (5Mds de $), c'est du pipi de chat à côté de cette nouvelle affaire.
Madoff garantissait un rendement de 12 à 13% l'an
Avec un tel rendement il est difficile aux plus fortunés ainsi qu'aux banques de résister aux produits de sa société d'investissement. Les plus grands noms qui lui avaient confié leurs fonds sont désormais parmi ses victimes. Farfield Greenwich Advisors, qui gérait pour 14 milliards de dollars d’encours aurait investi, selon Bloomberg, un montant supérieur à 7 milliards de dollars. Idem pour le North Shore-Long Island Jewish Health System, qui a annoncé avoir perdu 5 milliards de dollars. La banque suisse UCB, selon le Temps, se trouverait investie à hauteur de 850 millions de dollars en fonds Madoff. En France, BNP Paribas a annoncé hier être exposée à hauteur de 350 millions d’euros. Ce matin, c’était au tour de Natixis d’annoncer une exposition de 450 millions d’euros. Pour sa part, Santander a indiqué dimanche que les clients de son fonds Optimal étaient eux exposés à hauteur de 2,33 milliards d’euros.
Le système Madoff
Depuis près de 20 ans (48 ans pour certains), Madoff à mis en place un système pyramidal.
L'objectif de ce système est de recruter en permanence des nouveaux arrivants (en bas de la pyramide) qui payent ceux qui sont en haut de la pyramide et à chaque nouvelle recrue, la personne qui se trouve en bas monte d'un cran jusqu'à ce qu'elle se trouve en haut et là, elle touche le jackpot.
Comment Madoff a-t-il pu entretenir un tel système durant toutes ces années ? l'enquête le dira.
Mais la crise actuelle est tel que les participants ont voulu se retirer et là par effet de domino, ceux qui sont en haut de la pyramide n'ont pu récupérer leur investissement car il n'y a plus personne à la base d'où des pertes colossales...
Comment des banques ont-elles pu tremper dans un tel système ?
Il s'agit d'une question centrale. Que savait-elle de ce système ? Comment ont-elles pu être bernées ? Les rendements que faisaient miroiter Madoff, leur ont-elles fait fermer les yeux sur un système totalement illégal ?
Code de la consommation : Article L122.6 & L122.7
Section 3 : Ventes ou prestations "à la boule de neige".
Article L122-6
Modifié par LOI n°2008-3 du 3 janvier 2008 - art. 39Sont interdits :
1° La vente pratiquée par le procédé dit " de la boule de neige " ou tous autres procédés analogues consistant en particulier à offrir des marchandises au public en lui faisant espérer l'obtention de ces marchandises à titre gratuit ou contre remise d'une somme inférieure à leur valeur réelle et en subordonnant les ventes au placement de bons ou de tickets à des tiers ou à la collecte d'adhésions ou inscriptions ;
2° Le fait de proposer à une personne de collecter des adhésions ou de s'inscrire sur une liste en exigeant d'elle le versement d'une contrepartie quelconque et en lui faisant espérer des gains financiers résultant d'une progression du nombre de personnes recrutées ou inscrites plutôt que de la vente, de la fourniture ou de la consommation de biens ou services.
Dans le cas de réseaux de vente constitués par recrutement en chaîne d'adhérents ou d'affiliés, il est interdit d'obtenir d'un adhérent ou affilié du réseau le versement d'une somme correspondant à un droit d'entrée ou à l'acquisition de matériels ou de services à vocation pédagogique, de formation, de démonstration ou de vente ou tout autre matériel ou service analogue, lorsque ce versement conduit à un paiement ou à l'attribution d'un avantage bénéficiant à un ou plusieurs adhérents ou affiliés du réseau.
En outre, il est interdit, dans ces mêmes réseaux, d'obtenir d'un adhérent ou affilié l'acquisition d'un stock de marchandises destinées à la revente, sans garantie de reprise du stock aux conditions de l'achat, déduction faite éventuellement d'une somme n'excédant pas 10 % du prix correspondant. Cette garantie de reprise peut toutefois être limitée à une période d'un an après l'achat.
Article L122-7
Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002Sans préjudice de l'application, le cas échéant, des peines prévues aux articles 313-1, 313-7 et 313-8 du code pénal, toute infraction à la présente section sera punie d'une amende de 4 500 euros et d'un emprisonnement d'un an.
Le délinquant pourra être, en outre, condamné à rembourser à ceux de ses clients qui n'auront pu être satisfaits les sommes versées par eux, sans qu'il puisse avoir recours contre ceux qui ont obtenu la marchandise.
Encore un scandale financier !
Depuis le début des subprimes en 2007, ces hommes d'affaires que l'on nomme pudiquement financiers sont à l'origine de la plus grosse crise économique depuis le fameux jeudi noir de 1929.
Il serait temps d'arrêter les dégats !
Il faudrait revoir en profondeur les règlements de la finance mondiale et surtout changer l'état d'esprit de ces mêmes personnes. Car leur seul but et de faire croître l'argent avec de l'argent, chose possible dans le monde de la finance mais impossible dans le monde réel.
Et cela va bien au delà de la simple sphère financière, car ces mêmes financiers sont aujourd'hui les détenteurs de la plupart des entreprises qui sont sur les marchés boursiers et font en sorte d'imposer leur diktat, leur façon de penser à ces dernières. D'où toutes les annonces de licenciements à la chaîne des ces dernières semaines.
Ils n'ont toujours pas compris, qu'une entreprise existe parce qu'elle crée de la richesse pour l'ensemble de l'économie et non pas seulement pour en retirer des dividendes à tout prix.
Bref ! Cette nouvelle affaire montre une fois de plus que les banques/financiers profitent de l'argent de Monsieur "tout le monde", à leur seul et unique profit...
Pour en savoir plus :
LeFigaro.fr : La chute de bernie le philanthrope modest ami des riches
LePoint.fr : Regardez ces grandes banques victimes de la fraude de Bernard Madoff
Pourquoi le prix du gaz ne baisse pas.
Eh Oui ! Pourquoi ? J'ai posé la question au Ministre de l'économie et voici sa réponse via la "Direction générale de l'énergie et du climat" (DGEC).
La question :
Madame le Ministre de l'économie,
Durant tout le premier semestre de l'année 2008, vous (les pouvoirs publics), vous nous avez répété que le prix du gaz était indexé sur le prix du pétrole et donc vous avez accordé à GDF/Suez 3 augmentations.
Ma surprise est de voir que depuis Août 2008, que le prix du pétrole ne cesse de baisser, mais pas celui du gaz. Le prix du gaz ne serait-il indexé sur le prix du pétrole que lorsque ce dernier est à la hausse ?
Je suis client GDF et ma facture cette année est de 92Euros de plus que celle de 2007 même si j'ai exactement la même consommation.
En ces temps de crise où le moindre Euro compte, Je vous demande de bien vouloir interférer en ma faveur (et celle de tous les clients GDF) en baissant le prix actuel pour un retour à celui de 2007.
Je vous prie d'agréer, Madame le Ministre de l'économie, mes sincères salutations.
La réponse :
Monsieur,
Pour faire suite à votre courriel concernant les tarifs réglementés de vente du gaz naturel, veuillez trouver ci-après des éléments de réponse à votre interrogation.
o Le gaz naturel est importé en France à 97%.
o GDF Suez achète le gaz (principalement auprès de la Norvège, les Pays-Bas, la Russie et l'Algérie) dans le cadre de contrat de long terme (jusqu'à 25 ans) dont les clauses tarifaires prévoient une indexation sur les prix des produits pétroliers (baril de Brent, fioul lourd, fioul domestique...). Le principe d'indexation permet de garantir la compétitivité du gaz vendu (l'énergie "gaz" est en concurrence avec les produits issus du pétrole).
o Le gaz acheté par GDF Suez est vendu à ses clients en France après avoir été acheminé sur le réseau de gazoducs internationaux, nationaux et locaux (réseau de distribution jusqu'aux domiciles). Le coût du gaz représente entre 50% et 55% du coût complet du service fourni (le reste correspond à l'utilisation des gazoducs, aux stockages et aux coûts commerciaux). Il doit être répercuté dans les tarifs de vente, conformément aux dispositions légales (loi n°2003-8, art. 7).
o Le coût du gaz de GDF Suez est évalué en fonction des cours des produits pétroliers, en moyenne glissante. Autrement dit, les pays producteurs ne répercutent pas instantanément la variation des prix pétroliers sur ceux du gaz, mais avec une formule de lissage qui induit un différé de quelques mois. Pour GDF Suez, ce différé est de 6 à 7 mois.
o En pratique, le coût du gaz de GDF Suez est évalué, préalablement à chaque mouvement tarifaire, à partir de la moyenne des cours en euros des produits pétroliers de référence sur une période de six mois se terminant un mois avant la date du mouvement tarifaire. A titre d’exemple, un mouvement au 1er juillet répercute le cours moyen des produits pétroliers de référence des mois de décembre à mai.
o Lors du dernier mouvement tarifaire (mi-août 2008), la période de référence du calcul prenait en compte le coût lissé du gaz (donc des produits pétroliers), évalué au 1er juillet (comme dans l'exemple ci-dessous). Sur la période du calcul, les produits pétroliers sont restés à des niveaux élevés, justifiant la hausse. Les 3 mouvements tarifaires de 2008 ont ainsi répercuté un baril de pétrole (en €) d'une valeur moyenne de :
- 56€ au 1er janvier 2008,
- 61€/ au 1er avril 2008 (mouvement de fin avril)
- 67€ au 1er juillet 2008 (mouvement décalé au 15 août 2008)o Aujourd'hui, le coût du gaz importé reste à un niveau élevé car la formule d'indexation et de lissage ci-dessus intègre des mois de pétrole cher, voire très cher (juillet, août). Ces mois de pétrole/gaz très cher n'ont d'ailleurs pas été répercutés dans les tarifs de vente, considérant le caractère exceptionnel de l'inflation observée. Il faut attendre la fin de l'hiver 2008/2009, début du printemps 2009 pour que la très forte baisse des prix pétroliers se répercute dans la formule de calcul du coût du gaz (cf. graphique)
o Dans l'immédiat, aucun mouvement tarifaire n'a été décidé. Il y a lieu de noter que les tarifs du gaz naturel en France sont parmi les moins chers en Europe. Ainsi, la facture annualisée TTC d’un ménage type chauffé au gaz naturel est estimée (données au 1er juillet 2008) à environ 990 € en France, contre 1.240 € en Allemagne, 1.120 € en Belgique, 1.030 € en Espagne, 1.500 € en Italie, 1.320 € aux Pays-Bas et 720 € au Royaume-Uni (qui est atypique compte tenu de son statut de pays producteur).
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre site internet : http://www.industrie.gouv.fr/energie/gaz/f1e_gaz.htm
Cordialement,
Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC)
Direction de l'énergie
Sous-direction des marchés de l'énergie et des affaires sociales (SD1)
Donc, d'après la réponse du ministère, nous sommes en droit de nous attendre à une prochaine baisse qui devrait intervenir en février et mai 2009...
Restons vigilants et n'hésitez pas à poser la question au ministère ainsi qu'à votre député pour que cette baisse intervienne le plus rapidement possible.
Discours de N. Sarkozy à Douai pour un plan de relance de 26 Milliards d'Euros
Le chef de l'Etat a présenté un plan qui prévoit notamment une exonération de charges sur les embauches dans les PME, 10,5 milliards d'euros d'investissements publics supplémentaires, et une prime de 200 euros aux bénéficiaires potentiels du RSA.
Le plan de relance prévoit :
- 26 milliards engagés au total
Le plan porte sur un montant global "de l'ordre de 26 milliards d'euros". Il se traduira par 15,5 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en 2009, ce qui devrait porter le déficit public de la France à près de 4 points de PIB l'an prochain, contre 3,1 prévus initialement.
- 10,5 milliards d'investissements publics
Le plan de relance de l'économie prévoit 10,5 milliards d'euros d'investissements supplémentaires de l'Etat, des grandes entreprises publiques et des collectivités locales pour accélérer divers programmes d'équipement. "Cette accélération sans précédent permettra de gagner plusieurs années", a déclaré Nicolas Sarkozy.
Le plan prévoit 4 milliards d'euros d'investissements publics, 4 milliards pour les entreprises publiques (EDF, La Poste, etc.) et 2,5 milliards pour les collectivités locales.
Le chef de l'Etat a cité notamment les contrats de plan Etat-région, qui "ont pris un retard considérable", la loi de programmation militaire, "l'entretien et la mise en valeur du patrimoine", les hôpitaux, la rénovation des tribunaux, les moyens de la gendarmerie et de la police, et les infrastructures routières, ferroviaires et fluviales.
La réalisation du canal Seine Nord Europe et l'avance "en parallèle" de quatre lignes de TGV font partie de ces investissements.
Il s'agit, a dit Nicolas Sarkozy, de "réaliser les investissement qui dormaient dans les cartons" et "profiteront à "la compétitivité de la France".
- Exonération de charges pour les embauches par les très petites entreprises
Les entreprises de moins de 10 salariés seront exonérées de la totalité des charges patronales pour les embauches réalisées en 2009 de salariés, payés jusqu'à hauteur de 1,6 fois le Smic. Le coût estimé de cette mesure est de 700 millions d'euros. Cette aide de l'Etat, dégressive avec le salaire, sera maximum au niveau du Smic (180 euros par mois) et s'éteindra à 1,6 Smic.
- Un remboursement anticipé de 11 milliards aux entreprises
L'Etat remboursera par anticipation ses dettes aux entreprises à hauteur de 11 milliards d'euros. Le crédit d'impôt recherche sera remboursé par anticipation début 2009. L'Etat remboursera immédiatement aux entreprises de ce que l'Etat leur doit au titre de la perception de la TVA. Restitution plus rapide des excédents d'impôt sur les sociétés. Remboursement immédiat des reports déficitaires d'impôt sur les sociétés. L'État paiera ses factures en retard aux PME industrielles du secteur de la défense.
- Une prime de 200 euros aux bénéficiaires potentiels du RSA
L'Etat versera à la fin mars 2009 une prime de 200 euros aux bénéficiaires potentiels du Revenu de solidarité active (RSA), soit quelque 3,8 millions de ménages, pour un coût de 760 millions d'euros.
"Il serait moralement scandaleux et humainement insupportable de se résigner, sans rien faire, à ce que, ceux qui souffrent quand il y a de la croissance, souffrent davantage quand il n'y a plus de croissance", a affirmé le chef de l'Etat, "c'est une question de solidarité, de justice".
En moyenne, le RSA, qui entre en application au 1er juillet 2009, devrait atteindre entre 100 et 200 euros par mois.
- La Construction de 70.000 logements sociaux
Le plan prévoit la construction ou l'acquisition par l'Etat de 100.000 logements sociaux dans les deux prochaines années et le doublement du prêt à taux zéro pour l'achat d'un logement neuf. Le coût de la construction et l'acquisition de 100.000 logements neufs, dont 30.000 avaient déjà été annoncés fin octobre dans le cadre du programme de rachat par l'Etat, est estimé à 600 millions d'euros par l'Elysée.
En 2009 pour tous les achats d'un logement neuf, le montant du prêt à 0% sera doublé : la quotité du prêt passera à 30 % du prix du logement et les montants de plafonds de prix des logements sont augmentés, a encore détaillé l'Elysée.
"Cette mesure répond directement aux difficultés d'accès au crédit immobilier des ménages. En particulier ceux qui n'ont pas d'apport personnel", ont expliqué les services du chef de l'Etat.
- Dérégulation partielle des marchés publics
Le seuil en-dessous duquel un marché public peut être conclu "sans aucune procédure" sera porté de 4.000 à 20.000 euros. Cela "permettra aux collectivités publiques de s'adresser de gré à gré à des fournisseurs locaux", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Il faut sortir de cette folie administrative qui s'est emparée de la France sans aucune mesure", a-t-il estimé.
Le chef de l'Etat a également annoncé que "le seuil de publicité à 90.000 euros, propre au cadre des marchés publics, sera supprimé", et que "le seuil au-delà duquel s'applique obligatoirement la procédure d'appel d'offres pour les marchés de travaux sera relevé de 206.000 euros, à la hauteur du seuil européen à 5,15 millions d'euros".
"Les formalités administratives seront considérablement allégées, notamment en ce qui concerne les obligations de publication nationale pour les marchés déjà soumis à des obligations européennes", a-t-il poursuivi. "La Commission d'appel d'offres pour les marchés de l'État sera supprimée".
"Les marchés publics doivent rester encadrés par des règles strictes qui permettent d'éviter les abus et d'offrir une sécurité juridique aux gestionnaires publics", a-t-il estimé. "Mais il faut faire en sorte que ces règles ne rendent pas la passation des marchés publics impossible, compliquée, longue, alors que les événements commandent d'aller vite".
- Assouplissement temporaire des règles d'urbanisme
Les contraintes liées au droit de l'urbanisme seront "temporairement, considérablement assouplies", avec une prorogation d'un an des permis de construire.
"Il est un certain nombre d'opérations qui ne peuvent être engagées parce qu'il y a des problèmes de financement", a affirmé le président en détaillant son plan de relance de l'activité économique.
"Si en plus, les permis de construire ne sont pas prorogés, ça veut dire que pour un certain nombre de collectivités, il faut toute recommencer et c'est cinq ans de retard", a-t-il poursuivi.
"Les coefficients de densité pourront être relevés de 20% dans les communes qui le souhaitent", a dit le chef de l'Etat, ce qui permettra de construire davantage sur une même surface.
"La construction en mitoyenneté ou en contiguïté sera autorisée sur les terrains de taille suffisante", a-t-il annoncé.
Il a également proposé que "le temps laissé aux communes pour manifester leur intérêt pour des terrains publics mis en vente (soit) encadré".
- Une "prime à la casse" de 1.000 euros
Selon le détail de la mesure communiqué par l'Elysée, cette prime sera accordée pour l'achat d'un véhicule particulier ou d'un utilitaire léger émettant moins de 160 g/km de CO2. Son coût est estimé à 220 millions d'euros.
"Je ne laisserai pas l'industrie automobile française désavantagée par rapport à ses concurrents", a déclaré Nicolas Sarkozy. "L'Etat est prêt à tout faire pour sauver l'industrie automobile (qui emploie) 10% de la population active française. Mais je ne suis pas d'accord pour aider des entreprises avec l'argent public si celles-ci continuent de délocaliser à l'étranger", a déclaré le chef de l'Etat.
Parallèlement à cette mesure, le plan de relance prévoit aussi un soutien aux filiales bancaires des deux constructeurs automobiles français, sous forme d'un prêt de deux fois 500 M euros (à un taux de 8%), selon l'Elysée.
Le plan prévoit aussi la mise en place d'un fonds d'investissement par les grands acteurs de la filière, en premier lieu Renault et PSA, afin d'aider aux restructurations des entreprises automobiles sous-traitante.
"Les grands constructeurs mettront initialement 100 millions d'euros dans ce fonds, ainsi que le fonds stratégique d'investissement. Cette somme de 300 millions d'euros pourra être complétée par la participation d'autres acteurs privés, notamment les grands sous-traitants de premier rang", ont détaillé les services du chef de l'Etat.
- Rappel de mesures en faveur de l'emploi
Nicolas Sarkozy a rappelé les mesures en faveur de l'emploi qu'il avait annoncées à Valenciennes le 25 novembre, pour lesquelles l'Etat contribuera à hauteur de 500 millions d'euros.
Il s'agit d'une part de l'extension des contrats de transition professionnelle (CTP) de 7 à 25 bassins d'emploi en difficulté et l'adoption pour les autres bassins d'un système s'inspirant du CTP.
Nicolas Sarkozy avait annoncé d'autre part un assouplissement des règles concernant le chômage partiel et la mise en place d'un fonds de sécurisation des parcours professionnels. Ces dernières mesures font l'objet des négociations en cours entre partenaires sociaux sur la formation professionnelle et l'assurance chômage.
Le chef de l'Etat a prévenu jeudi que, faute d'un accord entre partenaires sociaux avant le 31 décembre, l'Etat prendra ses responsabilités et légifèrera dès le début 2009.
"Les partenaires sociaux devront trouver les solutions les plus ambitieuses, que les choses soient claires, soit il y a accord au premier janvier, soit il n'y pas d'accord et l'Etat prendra ses responsabilités", a affirmé le chef de l'Etat.
- Suivi du plan de relance par un ministre
Le plan de relance de l'économie sera piloté par un membre du gouvernement chargé spécifiquement "d'en suivre l'exécution". Nicolas Sarkozy n'a pas cité de nom.
Le chef de l'Etat a indiqué à Douai qu'un budget spécifique sera dédié au financement de ce plan, "pour être assuré que l'argent que nous mettons en plus dans les ministères ne servira pas à financer les dépenses courantes et habituelles, mais vraiment le plan de relance qui a été décidé". Un collectif budgétaire sera "soumis au Parlement dès le mois de janvier" a ajouté le chef de l'Etat.
"Ce plan sera mis en oeuvre intégralement. Il sera mis en oeuvre rapidement. Il sera mis en oeuvre totalement , a-t-il assuré. Je veillerai à ce qu'il en soit ainsi avec le Premier ministre, de façon à ce qu'il n'y ait aucun recul, aucune hésitation, aucun renoncement par rapport à ce qui a été décidé".
(source de l'article : NouvelObs.fr)
Les autres plans en europe :
Royaume-Uni : 15 milliards de livres (17,8 milliards d'euros) centrés sur une baisse temporaire de 2,5 points, à 15 %, du principal taux de TVA.
Allemagne : 32 milliards d'euros focalisés sur une exonération de taxe sur les achats de voitures neuves et un renforcement des aides au financement des PME.
Italie : 80 milliards d'euros pour financer de nombreux grands chantiers déjà programmés. 4,5 milliards de mesures nouvelles dont une carte prépayée de 40 euros par mois pour les foyers modestes.
Espagne : 27 milliards d'euros, dont 11 milliards récemment annoncés pour des projets de travaux publics ou des aides au secteur automobile et 16 milliards de baisses d'impôt.
Pays-Bas : 6 milliards d'euros centrés sur des aides fiscales aux entreprises, et une indemnisation partielle lors de chômage technique.
Hongrie : 1.400 milliards de forints (5,4 milliards d'euros) sous forme d'aides aux entreprises et de baisses de charges sociales.
Il n'y a donc plus qu'a attendre pour voir si ces mesures seront efficaces.
pour en savoir plus :
News Google.fr : Plan de relance Sarkozy
La 2ème voiture est offerte
En Belgique, le distributeur indépendant Cardoen propose pour l’achat d’un véhicule automobile dont le prix est compris entre 23.000 et 50.000 euros, de repartir avec une deuxième voiture entièrement gratuite mais plus petite quand même (prix inférieur à 14.000 euros) !
En ces temps de crise et de perte de pouvoir d'achat, voilà une nouvelle qui tombe à pic pour tous ceux qui sont à la recherche de leur nouveau véhicule. Ainsi sous le sapin de Noël ces heureux acheteurs pourront offrir à un(e) ami(e) une voiture comme cadeau.
Quel est le prix réel d'une voiture ?
Oui on peut se poser la question, et si je réagis sur ce sujet, c'est que le patron de Cardoen a déclaré aux journalistes que même en donnant une voiture, il faisait encore du bénéfice.

Donc si j'en crois cette publicité qui accorde une remise de 34%
cela veut dire que le prix "Normal" de vente
pour la Hyundai serait : de 15 050€
et pour la Renault : de 7 720€.
Et je ne tiens pas compte du bénéfice réalisé par Cardoen...
Nous aurait-on menti depuis tant d'années alors ?
Je comprends mieux maintenant comment les mandataires peuvent offrir des -15%, des -20% voire jusqu'à -35% sur la future voiture tant convoitée.
Cela veut aussi dire que les constructeurs ont fait d'énormes profits sur le dos de leurs clients et de leurs salariés. Et aujourd'hui, ils profitent d'une légère baisse des ventes pour créer du chômage partiel afin d'écouler le surplus de production au prix fort alors qu'ils pourraient diminuer leur marge afin de soutenir la consommation et le pouvoir d'achat de leurs salariés. (D'ailleurs en aparté comme ça : est-ce que les PDG de ces groupes auront une baisse de salaire durant ces quelques semaines de chômage ??).
Ce qui compte aux yeux des actionnaires, ce sont les cours de l'action et les futurs dividendes, peu leur importe le bien être des gens qui travaillent dans ces entreprises.
Donc ! Merci à la crise pour m'avoir ouvert les yeux. Et lors de mon prochain achat, je ne me contenterai pas d'un simple 2%, 3% de remise gracieusement offerte avec un grand sourire par le commercial...

