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Ce blog est le votre. Il existe simplement car ce qui se passe autour de nous ne peut nous laisser indifférents... Et si cela vous fait aussi réagir, écrivez le ! Surtout si vous n'êtes pas d'accord avec moi. Au moins ça permettra d'échanger nos points de vues. Et peut-être avec le temps nos différentes opinions pourront faire évoluer les choses dans ce beau pays qu'est le notre...

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Catégorie: Politique

L'europe pour une sortie de crise.

Voici le programme de soutien du système financier, décidé lors du sommet de l'Eurogroupe dimanche 12 octobre, et qui totalise 1.260 milliards d'euros. Une somme qui s'ajoute aux 640 milliards annoncés par la Grande-Bretagne dès la semaine dernière.

eurogroup

Les bonnes nouvelles du Week End étant là, les bourses ont réagi positivement en anticipant les annonces des différents gouvernements.

- France : La Bourse de Paris a terminé sur un rebond spectaculaire, le CAC 40 prenant 11,18% à 3.531,50 points. C'est sa plus forte hausse depuis sa création, il y a vingt ans,
- USA : Wall street, le Dow Jones gagne 936 points et termine
à 9 387 points, soit plus 11,08%, une hausse plus vue depuis les années 30, et le Nasdaq plus 11,81%,
- Italie : le SP/Mib, a clôturé sur un bond de 11,49% à 22 642 points,
- Allemagne : le Dax prend plus de plus de 11%,
- Espagne : l'Ibex-35, augmente de 10,65%, à 9.955,7.
- Pays-Bas : l'indice AEX a clôturé à 285,27 points, soit plus 10,55%,
- Autriche : avec une hausse de 12,77% l'indice ATX a regagné environ la moitié du terrain perdu la semaine dernière, où il avait abandonné près du quart de sa valeur en plusieurs séances de baisses records,
- Royaume-Uni : le Footsie-100, lui, termine en hausse de 8,26% à 4.256,90 pts.

Le plan de soutien de l'Europe :

Le plan français (360 milliards d'euros):
- Fond de recapitalisation des banques: jusqu'à 40 milliards d'euros. Celle-ci se fera via la Société de prise de participation de l'Etat (SPPE), créée pour porter la prise de participation de 5,7% décidée par l'Etat français dans Dexia pour 1 milliard d'euros.
- Garantie des prêts interbancaires: jusqu'à 320 milliards d'euros. Cette garantie s'appliquera aux emprunts contractés avant le 31 décembre 2009 pour une durée allant jusqu'à 5 ans.

Le plan allemand (480 milliards):
- Fond de recapitalisation des banques: jusqu'à 80 milliards d'euros. Angela Merkel a précisé que les banques pourront faire appel à ce "fond de stabilisation du marché financier" jusqu'au 31 décembre 2009.
- Garantie des prêts interbancaires: 400 milliards d'euros.

L'Allemagne a prévu d'allouer immédiatement 100 milliards d'euros, soit les 80 milliards destinés aux recapitalisations et 5% des garanties totales annoncées.

Le plan espagnol (100 milliards):
- Garantie des prêts interbancaires: 100 milliards d'euros.
- Pas de recapitalisation des banques.

Le plan italien (100 milliards):
L'Italie dépensera "autant que nécessaire" pour aider ses banques et la stabilité du système. financier national, a expliqué le ministre des Finances Giulio Tremonti.

Le plan néerlandais (200 milliards):
- Fond de recapitalisation des banques: 20 milliards d'euros. Une somme qui servira aussi à injecter des liquidités.
- Garantie des prêts interbancaires: 200 milliards d'euros.

Le plan portugais (20 milliards):
- Garantie des prêts interbancaires: 20 milliards d'euros. Une somme qui servira aussi à injecter des liquidités.

Hors de la zone euro, le plan britannique (640 milliards):
- Fond de recapitalisation des banques: jusqu'à 47 milliards d'euros. Dans le détail, Royal Bank of Scotland devrait recevoir jusqu'à 26 milliards d'euros, dont l'Etat pourrait détenir jusqu'à 60% du capital après l'actuelle levée de fonds. Les groupes Halifax Bank of Scotland (HBOS) et Lloyds TSB recevraient ensemble jusqu'à 21 milliards d'euros, permettant au gouvernement d'acquérir 43,5% de la future entité HBOS/Lloyds TSB.
- Garantie des prêts interbancaires: 321 milliards d'euros.
- Liquidités: 256 milliards d'euros.
Le gouvernement a prévu un plan de sauvetage pouvant atteindre en tout quelque 500 milliards de livres (641 milliards d'euros).

Qu'est-ce que les "Garantie des prêts interbancaires" ?
Il s'agit de l'argent que chaque état se portent caution pour le cas où... C'est comme les parents qui se porte caution pour leurs chers bambins quand ils se mettent en ménage et louent leur premier appartement et donc quand la progéniture ne peut plus payer le loyer ce sont eux qui couvrent la dette. Bien entendu les rejetons promettent de rembourser les parents avec intérêt. Mais si cela vous est arrivé dans votre jeunesse avez-vous jamais rendu l'argent à vos parents ???
Donc en gros, les états donnent leur aval aux banques pour continuer à faire n'importe quoi puisque de toute manière ils seront là pour les moments difficiles et ils font passer la pilulle à leur concitoyen en disant que ce ne sera pas gratuit pour les elles et qu'en plus ils vont gagner de l'argent. L'avenir nous montrera la réalité de ces mesures.

Et la recapitalisation des banques ?
Tient ! Je m'étonne ! Nous aurait-on trompé ? On ne nous avait pas dit que les banques françaises étaient solides et qu'il n'y aurait aucune faillite ? S'il n'y a aucune faillite pourquoi recapitaliser ces dernières à hauteur de 40 Milliards d'Euros ?
Et puisqu'on recapitalise, pourquoi garder les même dirigeants et financiers de ces banques ?

Que faire pour éviter une nouvelle crise ?
Ben le plan ne répond pas à cette question et c'est bien dommage. Il faudrait une réforme en profondeur. La 56ème si je ne m'abuse.
Il faudrait surtout changer la mentalité des financiers et cela passe par les écoles de commerce qui font actuellement l'apologie des traders et des dividendes, de l'argent facile et fictif, pour qui tout n'est que profit à tout prix, même s'il faut casser quelques oeufs pour faire une omelette. Mais là, cette crise montre qu'il s'agit en fait d'un soufflet qui a raté et qu'il faut penser autrement.
En effet, il faudrait que les financiers et banquiers se rendent compte que les entreprises ont au départ un métier et qu'il faut se recentrer dessus. Les entreprises ne sont pas des vaches à lait à profit et à marge brute à 2 chiffres pour le seul plaisir des actionnaires qui ne voient que comment se faire un maximum de blé dans un minimum de temps.
Bref ! les états devenant actionnaires des banques devraient remercier (sans indemnités) tous les dirigeants et financiers de ces dernières, ainsi que dissoudre les conseils d'administration afin de revoir en profondeur leurs objectifs, méthodes de travail et politiques à appliquer pour un marché plus équitable et mieux régulé.

Que fait-on de ceux qui sont restés sur le carreau ?
Pourquoi une telle question ? la réponse est évidente : RIEN !
Oui, par exemple, si une personne est surendettée, c'est forcément de sa faute, je ne vois vraiment pas pourquoi, j'irais à son secours. Elle n'a qu'à trouver un emploi qui lui permettra de gagner plus d'argent ou faire des heures supplémentaires.
C'est simple ! Non ?
Eh bien Non ! Ce n'est pas aussi simple, cela montre simplement que les gouvernements européens, asiatiques et américains ne traitent pas le fond du problème : l'origine de cette crise. Une personne surendettée par définition doit de l'argent à sa banque, ainsi qu'à divers organismes de crédit, il s'agit de créances douteuses, au même titre que les subprimes. 2 Millions de français sont dans ce cas. Alors le gouvernement au lieu de donner de l'argent de nos impôts aux banques sans contre partie, ne pouvait-il pas racheter toutes ces créances douteuses ? Le résultat pour les banques auraient été le même, mais pour ces 2 millions de français, la vie elle, leur vie, pouvait reprendre...
Surtout que ces créances douteuses peuvent un jour ou l'autre nous péter à la figure. Qui sait ?

Paul Krugman : prix nobel d'économie
Comme un ultime pied de nez à la politique économique de George Bush… Le prix Nobel d'économie 2008 a été attribué à l'un de ses plus virulents pourfendeurs, l'économiste américain Paul Krugman.
Cet économiste de 55 ans est distingué "pour son analyse des schémas commerciaux et de la localisation de l'activité économique".
Dernièrement, il a accusé l'administration Bush d'être responsable de la crise financière américaine qui a secoué l'ensemble des marchés de la planète, mettant en cause sa politique de dérégulation et ses réductions fiscales.

21 janvier 2008 : lundi noir
Entretien avec Bernard Maris à propos du crack boursier du lundi 21 janvier 2008, c'est on ne peut plus d'actualité en ce lundi 13 octobre...

Cette interview montre que les financiers et les banquiers connaissaient le problème et étaient conscients des risques mais ils n'ont rien fait pour éviter le pire et nous les contribuables, via les états, nous éteignons maintenant le feu qu'ils ont allumé.

Pour comprendre la crise
Voici un excellent reportage diffusé par Arte (juin 2008)
Au coeur de la crise financière 2008 partie 1
Au coeur de la crise financière 2008 partie 2
Au coeur de la crise financière 2008 partie 3

Pour en savoir plus :
LeParisien.fr : Le plan français
LeFigaro.fr : Fillon, il n'y aura aucune hausse d'impôts
Wikipedia : Paul Krugman

Crise des Subprimes :
Rhodia-alliance.com : article sept 2007 intitulé : "Subprime", d'une crise sectorielle locale à une crise financière mondiale
Effet domino de la crise des subprimes

Permalien 13.10.08 23:48:35 , by admin Email , 2010 vues, Non catégorisé, Politique, économie, 5 commentaires »Envoyer un trackaback »

Crack boursier. Oui ! Et alors ! ....

Aujourd'hui toutes les places financières mondiales reculent de plusieurs points : le CAC 40 enregistrant la plus forte chute en une séance de son histoire, -9,04%. Les autres Bourses européennes ont dévissé dans les mêmes proportions. Celle de New York a aussi ouvert en forte baisse : le Dow Jones perdait 3,45% et le Nasdaq 4,45%.

crack bourse

Voilà ce que l'on peut lire dans tous les journaux, quotidiens, ainsi que sur le net : Lundi noir, Agravation de la crise financière, Dégringolade boursière, ...

La réaction des gouvernements (Etats Unis, Belgique, Royaume Unis, Allemagne, France, ...) depuis le début de cette crise qui n'est toujours pas terminée est la même : Rachat des banques et établissements de crédits en (quasi ou) faillite via une nationalisation. Au secours ! le navire coule ! Et on passe d'un ultra libéralisme mondial à un ultra protectionnisme nationale dans un chacun pour soi retentissant qui fait pourtant suite à un G4 (France, Italie, Allemagne, Grande Bretagne), dont l'objectif était d'aporter une réponse concertée à la crise.

Le pari de tous les gouvernements est qu'en injectant des centaines de milliards de dollars (ou d'Euros), cela permettrait de stabiliser les marchés financiers pour enfin enrayer la dégringolade des cours et par conséquents de nouvelles faillites.

Ce plan ne porte pour le moment pas ses fruits car cela n'a pas empêcher ce jour aux bourses mondiales de dérouiller sec. Ni même d'éviter les fermetures de banques ; la Hypo Real Estate a été sauvé in extremis par le gouvernement allemand qui va y injecter 15 Milliards d'Euros après les 35 Milliards déjà mis sur la table la semaine précédente.

crise bancaire

Ce qui me fait réagir actuellement est de voir que votre argent, le mien, le notre partent en fumée dans un système totalement fou que rien ne peut actuellement arrêter. Les gouvernements au lieu d'injecter des milliards dans des banques pour soutenir la valeur de leur titre, auraient dû les utiliser pour racheter les créances douteuses de ces banques. C'est à dire en fait rembourser la dette des centaines de milliers d'américains qui ont contracté un emprunt qu’ils ne peuvent plus rembourser et faire cela au niveau mondial.

Si je prends, par exemple, le plan Paulson qui va injecter 700 milliards de Dollars, savez-vous que le montant total des prêts (subprimes) accordés aux ménages américains est de 640 Milliards de Dollars ? On voit donc immédiatement, que pour éteindre l'incendie allumée par les banques elles-mêmes, cela coûte à la collectivité déjà plus que si elles avaient agit de manières responsables. Mais le profit pour le profit étant le plus fort, elles ont préféré mettre à la porte des milliers de ménages et vendre leur bien.

Ce système de prêts ne peut fonctionner que si le marché immobilier est en croissance constante, mais c'était sans prévoir que les taux d'intérêts remonteraient et mettraient un frein à ce marché. Ainsi commença la crise des subprimes aux alentours de l'été 2007 suivi depuis peu par la crise financière actuelle, qui elle même sera suivi d'une crise économique globale dont on ne voit que les premiers frémissements pour le moment.

Je suis donc inquiet, non pas pour les banques, qui elles seront sauf, grâce à vos/nos impôts, mais pour tous les laissés pour compte que l'on va bientôt voir arriver, que sont les salariés licenciés par leur entreprise faute de financement ou de commandes suffisantes ou à cause d'une baisse de leur marge brute (traduite par une baisse des dividendes accordés aux actionnaires, ce qui est un crime pour ces derniers). Cela entraînera une baisse de la consommation qui va entraîner de nouvelles vagues de licenciements. Accroissant une baisse globale des revenus des ménages qui vont se retrouver en grande difficultés puis en position de surendettement voire, dans l'obligation de vendre leur bien (s'ils en ont) ou bien se retrouver tout simplement à la rue. Et ainsi de suite...

Alors, Oui ! Les gouvernements se doivent de réagir et de soutenir l'économie mondiale. Mais attention à ne pas se tromper de cible. Hors aujourd'hui je pense que c'est le cas. Pour relancer la machine économique, il faudrait soulager la dette des ménages afin de leur donner du pouvoir d'achat, car même si les états arrivent à stopper l'hémorragie financière actuelle à coups de milliers de milliards de dollars, il n'en reste pas moins que s'il n'y a pas de consommateur à l'autre bout de la chaîne, la crise ne pourra se résorber et la récession n'en sera que plus forte.

Merci ! Merci donc, aux banques, aux financiers, aux PDG des grandes sociétés qui par soucis personnels d'avidité, d'appât du gain et d'enrichissement à tous prix ont permis la déconfiture actuelle de tout le système financier mondial. Mais rassurez-vous, eux ils s'en sortiront les poches pleines et nous, le peuple, les poches vides...

golden parachute

Pour en savoir plus :
20Minutes.fr : Carte du monde des banques plombées par la crise

RSA = "Retraits Sur Annonces" promises de ne pas augmenter la pression fiscale des français

Le RSA (Revenu de Solidarité Active) ! Encore un moyen pour notre illustre Roi de trouver de l'argent afin de financer le déficit budgétaire français sur le dos de ces concitoyens.

Rmi RSA

RMI -> RMA -> RSA :
Au gré des différents gouvernements une seule lettre change mais pas sa philosophie qui est, et on peut le dire : inciter les RMIstes, à reprendre le chemin du travail. Le RSA est donc la carotte qu'on agite devant le futur ex-RMIste.
Dans l'idée c'est super, mais c'est du déjà vu et revu
=> cas du RMI (Revenu Minimum d'Insertion) en 1988
=> puis du RMA (Revenu Minimum d'Activité) en 2003.

Oui, mais cela n'a j'amais autant fait couler d'encre que le RSA. En effet la différence entre ces 3 mesures est le mode de financement. Pour les 2 premiers cela est financé par les charges sociales et pour le dernier il s'agit d'un nouvel impôt de 1.1% pris sur les revenus du capital.

Donc l'état par cette mesure transfert le coût financier supporté auparavant par le salarié sur le citoyen.

Qui va payé le RSA ?
Ben ! On le lit de partout ! Me direz vous, il s'agit des personnes aisées qui possèdent des actions, des logements, des assurances vies. Bref la classe supérieure de l'état français.
Eh bien NON ! car la classe supérieure bénéficie du fameux bouclier fiscal (impossible de préveler plus de 50% des revenus en impôts).
C'est donc la classe dite moyenne qui va payer, celle qui a déjà le plus de pression fiscale par rapport à ses revenus, car elle gagne trop pour avoir droits aux différentes aides (tel que l'AL, l'APL, l'ARS, etc...) et pas assez pour bénéficier de réduction d'impôts.
C'est cette population qui tous les mois essaie de mettre un peu d'argent de côté pour avoir une retraite décente (soit en investissant dans un logement sytle studio à T2 pour le louer, soit en prenant des assurances vie qu'on devrait plutôt appeler complémentaire retraire).

Qui sont les bénéificiaires du RSA ?
- Bien entendu tous les RMIstes qui retrouveront du travail. Ils toucheront cette allocation à vie (il n'y a pas de fin dans le projet actuel de la loi). Mais ils vont perdre des droits connexes tels que la prime de noël, l'exonération à la taxe d'habitation et de la redevance TV, ...
- Et l'état !
Quoi l'état ? Comment peut-il être aussi un bénéficiaire ?
Eh oui ! Les RMistes retrouvant du travail vont comme tout salarié avoir de prélèvements de charges sociales sur leur salaire ce qui va augementer les revenus de l'état. Dans le même temps, vous qui travaillez vos charges salariales ne vont pas diminuer pour autant alors que la CAF (Caisse d'Allocation Familiale) versera moins d'argent aux bénéficiaires du RMI/RSA. Et enfin, ce nouvel impôt dit de solidarité censé aider les gens à avoir un revenu correct par un complément au salaire, vient en fait aider l'état à boucler un budget actuellement largement déficitaire.

Donc, LE GRAND GAGNANT DU RSA EST L'ETAT grâce à une double imposition (directe et indirecte) pour un même emploi tout en diminuant ses dépenses. Et en plus, Monsieur le président, vous faites passer la pilulle en disant que c'est pour aider ceux qui sont dans le besoin (en effet l'état est dans le besoin). Vous avez fait très fort sur ce coup là !

Le RSA va-t-il permettre aux gens de retrouver emploi et digniter ?
Pour ceux qui le veulent oui. Mais ceux-ci n'ont pas attendu d'être RMIstes pour faire le nécessaire. Pour les autres, mieux vaut être RMIstes et travailler au noir, cela rapporte beaucoup plus. Maintenant avec le RSA, beaucoup vont faire quelques heures légales pour pouvoir en bénéficier et à côté, continuer de faire fonctionner leur économie souterraine.
A vrai dire, l'état devrait plutôt lutter contre ceux qui abusent des aides ; allez donc en polynésie pour voir comment vivent les gens grâce au RMI, vous serez vraiment surpris de leur niveau de vie qui est supérieur à beaucoup de travailleurs métropolitains. Ou encore, je ne comprends toujours pas comment il est possible de bénéficier d'allocations familiale dans plusieurs départements en même temps...

Quelle pérénité pour le RSA ?
Tout simplement définitif... Le projet de loi ne prévoit pas de terme.
On aurait pu penser qu'avec la diminution des RMistes (puisque censé retrouver du travail) et un retour à la croissance annoncée avant la fin du mandat présidentiel, il aurait été logique de supprimer cette mesure et donc l'impôt en 2012. Ah ! Mais j'ai dit le mot "impôt". Avez-vous déjà vu la suppression d'un impôt ? La vignette auto fait petit à petit son retour, la CSG/CRDS est pérenne,... Bref! pour ma part, la réponse est NON.

Bon ! dans ce billet, je suis un peut-être un peu dur avec une certaine catégorie de personnes et je suis conscient qu'il y en a qui ont besoin du RMI au moins pour survivre à défaut de pouvoir vivre, mais cela ne concerne qu'une frange de cette population. Luttons efficacement contre les abus, cela évitera de créer une taxe supplémentaire (sauf si c'en était l'objectif)...

Pour en savoir plus :
LeMonde.fr : Martin Hirsh, solidarité active
Liberation.fr : RSA qui paiera ?
Challenges.fr : Nouveau tacle de l'ump sur le RSA
LaTribune.fr : LA généralisation du RSA est une bonne nouvelle pour Michel Rocard
Blog : l'Ille et Vilaine veut cesser l'expérimentation du RSA

Permalien 31.08.08 12:15:49 , by admin Email , 2057 vues, Non catégorisé, Politique, économie, 1 commentaire »Envoyer un trackaback »

Maison à 15 Euros, Boutin devrait "bouter" en touche !....

Revoilà la maison à 15Euros par jour !
(cf précédent post : le-gouvernement-en-chiffre (22/02/08)

Présentation du projet le 21 février 2008

Madame Boutin persiste et signe... Je suis affligé de voir comment le gouvernement peut prendre le petit peuple de si haut et de croire que nous sommes des idiots ! Heureusement qu'elle n'a pas dit la maison à 0.625€ de l'heure ! Là ce serait vraiment se foutre de la G... des gens.

C'est pourtant simple comme calcul, Madame Boutin ! Un couple de smicard gagne 2074€ net par mois soit un plafond de remboursement de 684€/mois. Il devra rembourser son prêt en 25 ans minimum (selon le taux et les assurances) sans compter qu'il n'a toujours pas payé le terrain.
Bref ! Notre cher couple remobursera sa maison+terrain sur environ 40 ans...

Soit une vie entière de travail !

Et comme ce couple sera licencié à 55 ans car trop vieux et trop cher pour leur entreprise, ce n'est même pas sûr qu'ils profiteront de leur maison pour leur retraite...

Vous pouvez faire le même calcul en allant sur MeilleurTaux.com

Pour en savoir plus :
Liberation.fr : Boutin l'illusionsite présente sa bicoque à 15€
NewsNours.com : maison à 15 Euros
Lexpress.fr : Retrospective des mesures majeures pour le logement

Nouvelles taxes au chevet du trou de la Sécu

L'état va lever 4 milliards d'Euros pour diminuer le déficit de l'assurance maladie. Le déficit est prévu à 4,1 milliards d'euros pour 2008 et sans nouvelles mesures d'économies, il atteindrait 6,9 milliards en 2009

assurance maladie

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot et le ministre du Budget Eric Woerth présente ce mardi les mesures de redressement de l'assurance maladie visant à économiser quelque 4 milliards d'euros en 2009, avec en point de mire un retour à l'équilibre en 2011.

Parmi les mesures préconisées figurent une plus grande utilisation des médicaments génériques, une taxation sur le chiffre d'affaires des mutuelles et l'instauration d'une contribution sur certaines "niches sociales" comme la participation et l'intéressement qui étaient exonérés de cotisation jusque-là...

Les propositions :

  • Mutuelles : 1.6 Milliards prélevés sur le chiffre d'affaires des mutuelles qui depuis 4 ans ont augmentées leur côtisation de 30% et leur bénéfice de 25%. Les ministres demandent aux mutuelles de ne pas augmenter les cotisations en 2009 (peut-être ne le feront-elles pas en 2009 mais en 2010 ??).
  • Intéressement / Participation : 300 millions d'euros en taxant les entreprises sur les sommes distribuées au titre de l'intéressement ou la participation. (C'est bien ! après avoir fait en sorte de pouvoir utiliser immédiatement l'argent bloqué sur ces comptes pour relancer le pouvoir d'achat, le gouvernement le diminue à nouveau !)
  • Cotisation sociale patronale : 300 Millions d'euros en augmentant la part patronale concernant les cotisations de la branche Maladie / Accident.
  • Mesures UNCAM : série de mesures préconisée en juin par l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) qui devraient représenter "environ deux milliards d'euros d'économies".

Les propositions rejetées :

  • Déremboursement ALD : Les deux ministres (Roselyne Bachelot et Eric Woerth) confirment également le rejet d'une proposition de l'Uncam visant à réduire de 100% à 35% les médicaments dits de confort pour les huit millions de patients en affections de longue durée (ALD), une idée qui avait suscité de vives protestations.
  • Augmentation franchise : en 2009 le ticket modérateur ne devrait pas subir d'augmentation.
  • Stock-options : La sollicitude du gouvernement pour les salariés et leur pouvoir d’achat a quand même ses limites. Il s’est bien gardé de soumettre à cotisation les stock-options, comme le suggérait un récent rapport de la Cour des comptes. L'éxonération des Stock-options entraine « une perte de recettes estimée à 3,246 milliards d'euros »... (cf Analyse : LesEchos.fr et Rapport cour des comptes 2007 (pges >146) )

Combler le déficit endémique de la Securité Sociale
Depuis maintenant 1976 tous les gouvernements et chef d'état successifs prévoient un retour à l'équilibre des comptes de la Sécu dans les 3 à 4 ans. et aujourd'hui, il s'agit du 24ème sauvetage de la Sécu (quand même !). Voici les 2 principales taxes créent à l'occasion de ces derniers :

  • 1991 - CSG :La CSG (Contribution Sociale Généralisée) a été créée à l'initiative du gouvernement de Michel Rocard pour diversifier le financement de la protection sociale. Au total, le taux de CSG représente 7,50 % des revenus d'activité, 6,20 % des revenus du chômage et 6,60 % des retraites (3,80 % pour les personnes non assujetties à l'impôt sur le revenu) ; 8,20 % des revenus du patrimoine et de placement ; 9,50 % des revenus des jeux. En 2006, le produit de la CSG s'est élevé à 76,3 milliards d'euros, ce qui en fait le premier impôt direct en France devant l'impôt sur le revenu. Elle représente environ 18% des ressources de la sécurité sociale.
  • 1996 - CRSD : La Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) a été créée en 1996 par la réforme Juppé de la sécurité sociale sur le modèle de la CSG. La CRDS a été créée afin de doter la caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES), structure créée pour gérer et apurer la dette sociale. Son taux est de 0,50 %. Elle s'applique à l'ensemble des revenus d'activité et de remplacement, des revenus du patrimoine et des placements ainsi que sur la vente de métaux précieux et aux gains de jeux de hasard. Conçue à l'origine comme transitoire, la CRDS est aujourd'hui pérennisée.
    La caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES) est créée le 1er Février 1996. Elle se voit transférer le montant de cette dette et reçoit pour mission de la rembourser. La CADES se voit en contrepartie affecter les recettes de la CRDS. La CRDS tout comme la CADES sont alors créées pour une durée de 13 ans et doivent donc disparaitre le 31 Janvier 2008.
    Le 29 septembre 1997, le gouvernement Lionel Jospin transfère à la CADES 13 milliards d'euros supplémentaires de dettes (87 milliards de Francs), correspondant aux déficits sociaux non financés des années 1996 à 1998, et repousse la perception de la CRDS par la CADES jusqu'au 31 Janvier 2014. En 2004, le plan de redressement de la Sécurité Sociale élaboré par Philippe Douste-Blazy transfère à la CADES 50 milliards d'euros supplémentaires de dette à rembourser (35 milliards d'euros de déficits cumulés jusqu'à 2004, et 15 milliards d'euros de déficits prévisionnels de 2005 et 2006). La date butoir de 2014 est alors abrogée et l'existence de la CRDS et de la CADES est prolongée jusqu'à extinction de la dette(disposition instituée par la loi du 13 août 2004 relative à l'assurance maladie).
    En 2005, à l'occasion de l'examen de la loi organique visant à réformer les lois de financement de la Sécurité sociale (la Loi de financement de la sécurité sociale, ou LFSS), le parlement, à l'initiative de députés, prévoit que "tout nouveau transfert de dette à la Caisse d'amortissement de la dette sociale est accompagné d'une augmentation des recettes de la caisse permettant de ne pas accroître la durée d'amortissement de la dette sociale". Autrement dit, il est interdit de prolonger la CADES ou d'inventer un nouvel organisme ayant la même fonction (amortir la dette sociale) : c'est l'arrêt de mort de la CADES, une fois sa mission actuelle accomplie, en 2021 a priori.

Juste pour votre plaisir, je vous invite à découvrir la liste des impôts et taxes que nous payons ! C'est assez impressionnant...

Pour en savoir plus :
LaTribune.fr : Le plan de redressement de la Secu, taxera les mutuelles et les assurances sante
Liberation.fr : Le ticket modérateur épargné
Marianne2.fr : Taxer les stock-options, un tabou pour le Medef

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