Grippe A : On est tous mort !....
L'Organisation mondiale de la santé a déclaré l'état de pandémie. La première fois depuis quarante ans. Dans l'immédiat, la France ne devrait pas modifier son niveau d'alerte.
Pour tout savoir sur la grippe A : www.pandemie-grippale.gouv.fr
Qu’appelle-t-on la grippe A H1N1 (grippe porcine) ?
La grippe porcine se réfère à la grippe causée par une souche du virus de la grippe endémique chez les porcs. Ces souches endémiques normalement spécifiques l’espèce porcine sont appelés virus de la grippe porcine. L’actuelle “grippe A H1N1” de 2009 est soupçonnée d’avoir subi une mutation afin de pouvoir être transmise à l'homme.

Chez l’homme, les symptômes de la grippe porcine sont similaires à ceux de la grippe et des syndromes grippaux en général,à savoir des frissons, fièvre, maux de gorge, des douleurs musculaires, des maux de tête, toux, faiblesse et de malaise général.
Nous sommes tous mort !
Selon le dernier bilan de l'OMS, 27.737 cas sont pour l'heure recensés dans le monde, répartis dans 74 pays, dont 141 mortels. Cela représente 800 cas de plus en un jour. Les Etats-Unis restent de loin le pays le plus touché mais le rythme de progression s'y réduit un peu.
Dans le détail, la majorité des nouveaux cas ont été recensés au Chili qui compte désormais 1.694 malades contre 411 recensés lundi sur le site Internet de l'OMS. Les autres plus fortes progressions ont été observées au Canada (2.446 cas contre 2.115, soit une hausse de 331 cas), en Australie (+173), au Royaume-Uni (+109) et au Japon (+75). L'Ukraine a par ailleurs fait son apparition sur la longue liste de pays touchés qui se répartissent désormais dans le monde entier.
Voici les évolutions depuis le précédent bilan publié la veille par l'OMS, dans les pays où des cas mortels ont été recensés, ainsi que dans les dix autres les plus touchés :
Etats-Unis: 13.217 cas, 27 mortels (pas plus que la veille)
Mexique: 5.717 cas, 106 mortels (idem)
Canada: 2.446 cas, 4 mortels (contre 2.115 cas, 3 mortels)
Chili 1.694 cas, 2 mortels (contre 411 cas, un mortel)
Costa Rica 93 cas, un mortel (contre 68 cas, un mortel)
Rép. Dominicaine 91 cas, un mortel (contre 44 cas, un mortel)
Australie: 1.224 (+ 173)
Royaume-Uni: 666 (+ 109)
Japon: 485 (+ 75)
Espagne: 331 (+ 40)
Argentine 235 (+ 33)
Panama: 221 (+ 42)
Chine 142 (+ 34)
Allemagne 78 (+ 15)
Salvador 69 (=)
Pérou 64 (+ 3)
En France, un total de 73 personnes a été atteint par le virus. Le gouvernement se veut vigilant mais sans cèder à la psychose. Selon la ministre de la santé Roselyne Bachelot, il n'y a pas en France "de circulation active du virus ni de forme sévère", Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a quant à elle évoqué la mise en place de "mesures d'une large information (panneaux, messages vocaux.) à destination des voyageurs" arrivant en France (bateaux, avions...). Les agences touristiques ainsi que les organisateurs de séjours linguistiques sont également concernés. "L'épidémie n'est pas éteinte, ni en sommeil d'ailleurs", a-t-elle rappelé.
Françoise Weber, la directrice générale de l'Institut de veille Sanitaire (INVS) a quant à elle souligné que "le Royaume-Uni vient de passer les 600 cas. Surtout, un certain nombre de +clusters+, c'est-à-dire de cas groupés, ont été constatés. Il s'agit d'une circulation limitée du virus dans un contexte essentiellement scolaire et étudiant. Dans le monde, le virus circule dans les populations d'au moins sept pays d'Amérique Latine, au Japon, en Australie". Selon elle, "Le virus a à la fois des caractéristiques de grippe saisonnière -bénignité- et de grippe pandémique -il touche des jeunes". La patronne de l'INVS a en particulier noté "la rapidité dont il passe d'un individu à l'autre : trois jours", ajoutant que "La population âgée semble relativement épargnée".
Grippe A => Un merchandising efficace !
Pourquoi autant de médiatisation de cette grippe ?
Oui c'est la question. De quoi a-t-on peur ?
Apparemment, cette Grippe A n'est pas plus virulente que la grippe "annuelle" où il y a nombre de morts et pourtant personne ne s'en émeut.
Faut-il y voir en ces temps de crise une solution pour les laboratoires de vendre un maximum d'antigrippaux et produits dérivés.
Oui je pense que l'on est au coeur du problème et l'OMS ne joue pas son rôle, car le taux de mortalité recensé n'est que de 2% à 5% selon le pays.
Les médias sur-font-ils le problème ?
C'est certain ! N'avez-vous pas remarqué que la "Grippe A" refait surface alors que l'actualité "chaude" diminue ? Y a-til une info de communiqué sur les risques de cette grippe ? NON aucune ! La seule chose que l'on sait, c'est qu'elle passe d'une personne à l'autre très rapidement, qu'elle a les même symptômes qu'une grippe normale et que l'on en guérit de la même façon.
Donc, il n'y a aucune psychose à avoir. Et je ne pense pas qu'il soit utile d'en faire plus que pour une grippe "standard".
M'enfin, ce n'est que mon avis....

Pour en savoir plus :
OuestFrance.fr :Grippe A : l'alerte maximale est déclenchée
LesEchos.fr : 7 questions clés
"BING" et un déjà premier bug
Microsoft qui veut concurrencer Google lance en grande pompe et à grand renfort de publicité son moteur de recherche nomme BING...
Le succès sera-t-il au rendez-vous et fera Bang ou au contraire ce sera la déconfiture et fera Plouf !
BUG de BING
Oui, déjà ! A peine lancé, on découvre un bug. Mais il fallait s'y attendre car sinon Microsoft ne s'appellerait pas Microsoft.
Les utilisateurs de IE6 (mais qui utilisent encore Internet Explorer ??) ont fait remonter que : le moteur de recherche par défaut était Bing et non celui désiré comme par exemple Google. Microsoft présente ce défaut comme d'un léger bug et Les utilisateurs d'Internet Explorer 7 et 8 quant à eux ne sont eux pas impactés.
Malgré son âge avancé, Internet Explorer 6 représente encore au niveau mondial 15 à 20% des visites sur Internet. Dans la bataille pour les parts de marché des moteurs de recherche, IE6 n'est donc pas négligeable.
Alors qu'allez vous faire ? Migrer vers Bing ou rester sur Google ? Testez le et laissez un commentaire...
Pour en savoir plus :
LePoint.fr : Microsoft lance Bing, faut-il abandonner Google ?
Neteco.com : Microsoft dévoile la première publicité pour Bing
Lexpress.fr : Que pensez-vous de Bing ?
Honte à F. Lefebvre et à son amendement sur le travail en arrêt maladie
Oui ! Comment une personne censée peut-elle, ne serait-ce qu'un seul instant, penser demander à une autre de travailler quand cette dernière est malade ?
Oui Monsieur le député rapporteur de l'UMP, vous pouvez avoir honte pour votre amendement. Il n'aurait jamais dû venir sur le débat public. Quand on est malade, ce n'est pas pour travailler depuis la maison. Pensez aux dérives que cela va entraîner de la part des patrons... Et qui va payer le salarié ? la Sécurité Sociale, l'entreprise ou un mix des deux.
Si une personne en longue maladie désire reprendre une activité, déjà aujourd'hui elle peut le faire. Il lui suffit de reprendre à temps partiel ou d'avoir un poste aménagé. Donc votre proposition et totalement intolérable vis à vis de nous tous et de tous les malades.
FACILITER LE MAINTIEN ET LA CRÉATION D'EMPLOIS (n° 1664)
AMENDEMENT N° 55
présenté par
M. Lefebvre
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ARTICLE ADDITIONNEL
APRÈS L'ARTICLE 9, insérer l'article suivant :Le salarié pourra demander à son employeur de poursuivre l’exécution de son contrat de travail par télétravail pendant les périodes de congé suivantes :
1° congé consécutif à une maladie ou un accident non professionnel au sens de l’article L. 1226-2 du code du travail ;
2° congé consécutif à une maladie ou un accident professionnel au sens de l’article L. 1226-10 du code du travail ;
3° congé de maternité au sens de l’article L. 1225-17 du code du travail, à l’exception des périodes visées à l’article L. 1225-29 du code du travail, pendant lesquelles le contrat de travail sera nécessairement suspendu ;
4° congé parental d’éducation au sens de l’article L. 1225-47 du code du travail ;
5° congé de présence parentale au sens de l’article L. 1225-62 du code du travail ;
L’employeur ne pourra s’opposer à cette demande, sauf à démontrer que les tâches habituellement exécutées par le salarié ne peuvent l’être que dans les locaux de l’employeur.
Dans les cas visés aux 1°, 2° et 3° ci-dessus, l’exécution du contrat de travail par télétravail devra faire l’objet d’un avis médical favorable.
Un décret d’application précise les modalités d’application de la présente disposition.EXPOSÉ SOMMAIRE
L'objet de cet amendement est de permettre aux salariés qui en feraient la demande de maintenir une activité par la voie du télétravail dans certains cas où leur contrat est normalement suspendu: congé consécutif à une maladie ou un accident, congé maternité, congé parental d'éducation ou congé de présence parental.
L'intérêt de la poursuite du contrat de travail est évident pour le salarié à qui elle permettrait, au minimum, de maintenir sa rémunération, à nombre d'heures de travail effectuées équivalent. L'employeur pourrait également être incité à encourager le passage au télétravail en se voyant offrir une réduction de charges sociales, financée par les économies réalisées par la caisse d'assurance maladie, qui n'aurait plus à verser d'indemnités au télétravailleur.
Les modalités précises de rémunération et de conditions d'exécution du contrat de travail par télétravail devront être fixées par décret.
Le passage au télétravail est de droit pour le salarié, sauf si l'employeur peut démontrer que les tâches usuellement exécutées par le salarié ne peuvent se faire que dans les locaux de l'employeur.
Dans l'hypothèse d'un congé maladie ou accident ou d'un congé maternité, l'exécution du contrat par télétravail doit faire l'objet d'un avis médical favorable. De plus, dans l'hypothèse du congé maternité, le contrat de travail sera nécessairement suspendu pendant les huit semaines prévues à l’article L. 1225-29 du code du travail.
Heureusement pour une fois le gouvernement est lucide et désavoue votre amendement. Nathalie Kosciusko-Morizet a assuré mardi après-midi que "le gouvernement y est défavorable" et d'ajouter "Sur le fond, un congé maladie ou un congé maternité c'est d'abord un droit de ne pas travailler pour se remettre de sa maladie ou commencer à élever son enfant". Elle a remarqué qu'"une mesure comme celle-ci supposerait qu'on puisse être sûr que le volontariat est bien réel. On sait bien que ce n'est pas forcément le cas, il n'y aurait rien de pire qu'un télétravail subi".
Un responsable parlementaire UMP : "C'est une grosse connerie"
La désapprobation est donc grande dans les rangs du parti majoritaire. Claude Goasguen (UMP) a qualifié cet amendement de "pas du tout cohérent, ni important, ni utile". L'ancienne porte-parole du parti Chantal Brunel s'est, elle, inquiétée des "dérives" et des "fraudes" potentielles d'une mesure qui "donne l'impression de détricoter un acquis social". "On pourrait même ouvrir des salles de télétravail dans les maternités et les centres anticancéreux", a raillé le villepiniste Jean-Pierre Grand.
Monsieur le député, je ne vois qu'une seule conclusion, allez donc usez vos fonds de culottes sur une chaîne de travail durant quelques années et après on pourra reparler de votre proposition...
Pour en savoir plus :
NouvelObs.com : travail en maladie, "une diversion" pour les syndicats
LaDepeche.fr : Travail en arrêt maladie, le tollé
NON ! A la publicité d'alcool sur internet
Le sénat étudie actuellement la possibilité de légalisé la publicité d'alcool sur Internet.
Voici ci-dessous le type de publicité que l'on pourra voir au détour de notre navigation...

Loi Bachelot: combattre l'alcool et l'obésité mais pas la pub
Franchement, je ne comprends pas ce gouvernement... C'est du n'importe quoi une fois de plus.
10 mars 2009 : Vote de la loi pour la Lutte et la prévention de consommation d'alcool chez les mineurs
Cette loi prévoit :
- une interdiction totale de vente d'acool aux mineurs,
- une interdiction de vente d'alcool dans les opens bars,
- une limitation de vente d'alcool dans les stations services,...
Cette loi est censée (notamment), lutter contre l'alcoolisme grandissant des adolescents et de l'augmentation irréfrénable des comas éthyliques des jeunes.
Et là, on va voir fleurir sur la toile de la pub pour de l'alcool alors que le Net est leur medium n°1, bien avant la TV.
Cette pub va non seulement toucher les adolescents, mais aussi les plus jeunes comme les collégiens. Ceux-ci sont encore préservés de toute tentation. Ceux-ci découvrent et croque la vie à pleine dents et dont l'internet est pour eux pour l'instant synonyme de jeux et de tchat entre amis et c'est tout.
Ces jeunes enfants qui ne sont pas encore des adolescents vont se voir abreuver avant même de pouvoir les boire de tout un tas de pub d'alcool, dont des bières, des vodkas, des gins et de toute autre boisson dit de jeunes. Quel impact cela va-t-il avoir sur leur comportement à terme ? Ce seront bien évidemment des consommateurs assidus de ces alcools et ils ne verront pas le problème puisque c'est autorisé et libre d'accès sur le net.
Bien entendu les diffuseurs de ces pubs vont renvoyer l'internaute vers des sites de vente en ligne, là où contrôle d'âge est parfaitement inexistant. Ou renvoyer sur des sites de promotions/jeux où il suffira à l'internaute d'imprimer un ticket pour venir retirer leur boisson dans des points participants à ces jeux...
Bref ! D'un côté le gouvernement veut limiter l'alcool chez les jeunes et dans une incohérence totale, il va ouvrir et favoriser ces ventes à ces mêmes jeunes et très jeunes, en puissance dix/cent grâce au net.
Dites, NON à l'ouverture du net pour la promotion de l'acool en diffusant ce billet (lien ici) sur les forums, à vos amis, et en écrivant à votre député / sénateur, voire en écrivant au président de la république.
pour en savoir plus :
Doctissimo.fr : L'alcool et les jeunes, de nouvelles mesures efficaces ?
AFP - Google : Alcool : 14 associations et 8 personnalités contre la publicité sur internet
Pixar ! Maitre du monde de l'animation...
Qui l'eu crû. Le petit poucet de l'animation française PIXAR est aujourd'hui devenu le N°1 de l'animation mondiale et fait l'ouverture du festival de Cannes avec son dernier bébé : "Là-haut".
Il existe plusieurs critères pour juger de la bonne santé d'une entreprise : son cours en Bourse, son chiffre d'affaires, ses bénéfices et la stabilité de son équipe dirigeante. Chez Pixar, tous les indicateurs sont au beau fixe. C'est même, en pleine crise, l'entreprise de cinéma la plus prospère au monde. Cerise sur le gâteau, cette célèbre compagnie américaine spécialisée dans le film d'animation par ordinateur va ouvrir le Festival de Cannes, mercredi 13 mai, avec Là-haut (Up), de Pete Docter. C'est une première : jamais un dessin animé n'avait inauguré Cannes.
Depuis son rachat, en 1985, pour 5 millions de dollars par le patron d'Apple, Steve Jobs, et la sortie de son premier long métrage en 1995, Toy Story, Pixar n'a jamais connu d'échec au box-office. Huit longs métrages ont suivi, dont Monstres et Cie (2001), Le Monde de Nemo (2003) et Wall-E (2008).
Il y a un autre moyen pour prendre la mesure de la force de cette entreprise installée à Emeryville, dans la banlieue de San Francisco (Californie) : les chemises hawaïennes de John Lasseter, patron historique de l'animation de la compagnie et réalisateur de Toy Story 1 et 2, Mille et une pattes (1998) et Cars (2006). Le jour où John Lasseter retirera ses chemises colorées, symbole d'un esprit différent et d'une manière d'approcher autrement son métier, cela voudra dire que Pixar aura mis la clé sous la porte. Mais la collection de chemises de John Lasseter reste la plus fournie au monde.
Disney a racheté Pixar en 2006 pour la somme de 7,4 milliards de dollars - en fait 1 milliard en liquide, le reste s'effectuant par un échange d'actions qui fait du propriétaire de Pixar, Steve Jobs, le premier actionnaire de Disney, avec 7 % des parts. On pouvait craindre alors que ce bijou de l'animation ne se trouve vassalisé par sa maison mère.
Le contraire s'est produit. Le pouvoir artistique chez Disney animation se trouve désormais entre les mains de Pixar et le restera tant que la compagnie alignera les succès commerciaux. C'est John Lasseter, avec Ed Catmull, autre dirigeant historique de Pixar, qui supervise toute la production Disney, gardant par ailleurs ses prérogatives chez Pixar. Quand il a présenté, en avril, le programme de production Disney Pixar des quatre prochaines années, John Lasseter s'est présenté en chemise hawaïenne devant des actionnaires et des employés médusés, chez qui le costume-cravate a valeur d'uniforme. "Qu'est-ce que vous croyiez que j'allais mettre ?, s'est écrié le réalisateur. Un costume et des oreilles de Mickey ?"
L'intégration de Pixar chez Disney échappe aux normes. Lorsqu'une multinationale achète une entreprise plus petite, cette dernière est mise au pas. Pixar, au contraire, a gardé son style et a prospéré sous le paravent de Disney depuis la sortie de ses trois dernières productions, Cars (2006), Ratatouille (2007), réalisé par Brad Bird, et Wall-E, d'Andrew Stanton.
"En achetant Pixar, estime Mark Zoradi, le président de la division cinéma chez Disney, nous avons acquis leur savoir-faire et leur technologie. Cela faisait partie de l'accord : nous ne toucherions en aucun cas à leur savoir-faire et à leur culture d'entreprise, où prime la volonté des réalisateurs. Bob Iger, le patron de Disney, avait compris dès le départ qu'il faudrait laisser Pixar hors d'atteinte. Nous avons aussi "acheté" John Lasseter et Ed Catmull, qui passent la moitié de leur temps aux studios Disney, à Burbank, et l'autre moitié à Emeryville. Lasseter aime dire qu'il a un bras à Disney, l'autre chez Pixar. Il a ainsi entièrement supervisé les deux derniers films d'animation Disney, Volt et La Princesse et la Grenouille."
Les prérogatives de John Lasseter s'étendent désormais aux parcs d'attractions Disneyland et Disneyworld, aux sorties DVD et aux produits dérivés de la multinationale quand il s'agit de personnages issus d'une production Pixar.
Cette latitude de Pixar chez Disney s'explique par l'évolution du rapport de forces. Depuis 1995 et la sortie de Toy Story, les deux firmes sont liées par un contrat de distribution. Mais, lorsque ce contrat a été renégocié, en 2004, Pixar était devenue entre-temps un géant de l'industrie, surtout avec le succès mondial du Monde de Nemo. Disney Animation, par contre, traversait l'une des plus grandes crises de son histoire, avec l'échec de La Planète au trésor, en 2002, une version futuriste de L'Ile au trésor, de Stevenson - une perte sèche de près de 100 millions de dollars.
Jusqu'à Toy Story 2 et Monstres et Cie, Pixar restait une simple galaxie dans l'empire Disney. Le désastre de La Planète au trésor et le triomphe de Nemo ont rendu Disney dépendant de Pixar. Cette firme, au contraire, cherchait alors à sceller un accord plus avantageux avec un autre distributeur.
Le retard accumulé par Disney dans l'animation en 3D, promue par Pixar, et en passe de détrôner l'animation traditionnelle, a rendu encore plus urgente la réalisation d'un accord, qui dépassera le simple cadre de la distribution, pour devenir une fusion.
Après avoir acquis Pixar, Steve Jobs déclarait à l'hebdomadaire américain Business Week que l'animation en 3D, alors ignorée de tous, lui semblait aussi prometteuse que l'ordinateur personnel à la fin des années 1970. Cette intuition prédisait une révolution technologique. La révolution est aussi artistique, dans la mesure où, chez Pixar, la balance du pouvoir penche toujours du côté des créateurs. "Le seul marketing possible consiste à réaliser un bon film", martèle sans cesse John Lasseter.
Un film Pixar est souvent le fruit d'une idée iconoclaste. Dans Toy Story 2, des jouets angoissés d'être abandonnés par leur propriétaire. Dans Monstres et Cie, des monstres dans le placard chargés d'effrayer les enfants. Dans Là-haut, un retraité qui fait le voeu d'emmener sa femme décédée à l'autre bout du monde et attache des ballons à sa maison pour effectuer son voyage.
S'il existe une recette, elle réside dans la taylorisation du travail. Pixar a tout du studio à l'ancienne et fonctionne sur des principes similaires à ceux qui firent la fortune d'Hollywood jusque dans les années 1940. A Emeryville, les réalisateurs sont salariés. Ils travaillent sur les films et sur les productions de leurs collègues. Une université Pixar forme cadres et animateurs. On y enseigne tout, de la biologie à l'animation en passant par l'écriture. La réussite en revanche ne fait pas partie du programme. A défaut de l'enseigner, Pixar sait la provoquer.
(source : Samuel Blumenfeld - LeMonde.fr)
Dossier Spécial "Festival de Cannes 2009" du LeFigaro.fr
Et pour finir, un petit film d'animation des studio Pixar : "LIFTED"